Les autorités de Monaco ont franchi une étape décisive dans l'enquête sur l'explosion survenue lundi soir dans un immeuble résidentiel de la principauté. Un mandat d'arrêt a été délivré à l'encontre d'un suspect que les enquêteurs décrivent comme une femme déguisée en homme, rapportent plusieurs médias français.

Le parquet de Monaco a annoncé ce jeudi qu'une notice rouge d'Interpol serait émise dès la soirée, une demande de localisation et d'arrestation provisoire qui ne constitue pas un mandat d'arrêt international à proprement parler, mais qui doit permettre de mobiliser les forces de police dans le monde entier.

Le procureur de Monaco, Stéphane Thibault, a précisé que l'identification du suspect avait été rendue possible grâce à une « coopération pénale internationale efficace, tant policière que judiciaire ». Une information judiciaire pour tentative de meurtre et plusieurs autres chefs d'accusation a été ouverte contre la personne recherchée.

Cible de l'attaque

L'explosion qui a retenti à l'entrée d'un bâtiment résidentiel proche de la frontière française a fait trois blessés, dont deux graves. Bien que les autorités monégasques n'aient pas officiellement confirmé l'identité des victimes, plusieurs sources indiquent que la cible était Vadym Yermolaiev, un homme d'affaires âgé de 58 ans, né en Ukraine, détenteur de la citoyenneté chypriote et résident à Monaco. L'homme, visé par des sanctions ukrainiennes pour ses activités commerciales en Crimée annexée par la Russie, ne se trouverait plus en danger de mort depuis mercredi, selon les informations disponibles. Les deux autres blessés sont sa compagne et son fils adolescent.

Le suspect est actuellement recherché sur le territoire monégasque ainsi que dans la France voisine, sans que sa localisation précise ait été communiquée.