L'Angleterre a vu s'envoler ses rêves de titre mondial mercredi 15 juillet à Atlanta, en s'inclinant 2-1 face à l'Argentine en demi-finale de la Coupe du monde. Soixante ans après son unique sacre, la sélection dirigée par Thomas Tuchel échoue aux portes de la finale, prolongeant une série de désillusions qui alimente le débat sur une éventuelle « malédiction ».
Le sélectionneur Thomas Tuchel a rejeté cette interprétation fataliste après la rencontre. « J'aime envisager ces choses sous l'angle du football et non à travers le prisme des malédictions », a-t-il déclaré. « Il s'agit simplement d'entraîneurs, de joueurs, de situations et d'adversaires différents. Au fond, je crois avant tout au football. »
Un quart de finale renversant contre la Norvège
Quelques jours plus tôt, les joueurs anglais avaient pourtant montré une capacité de réaction impressionnante face à la Norvège. En quarts de finale disputés le 11 juillet à Miami, les Three Lions étaient menés 1-0 après l'ouverture du score d'Andreas Schjelderup (36e), auteur d'un centre-tir qui a terminé dans la lucarne avec l'aide du poteau. Jude Bellingham a égalisé juste avant la mi-temps (45+2e) d'une frappe croisée après un slalom dans la défense norvégienne.
Ce but a provoqué une polémique sur les réseaux sociaux : des ralentis semblaient montrer que le ballon avait touché un câble de caméra plus tôt dans l'action. La Fédération internationale de football (Fifa) a démenti tout contact, précisant que les capteurs intégrés au ballon n'avaient détecté aucune variation anormale. Le sélectionneur norvégien Stale Solbakken a estimé que ses joueurs avaient subi « un coup de malchance », le ballon ayant « changé de direction » après être « tombé tout droit du ciel », ce qui aurait créé un malentendu dans sa défense.
En seconde période, la Norvège a poussé sans parvenir à marquer : un but d'Erling Haaland a été refusé pour une faute (55e) et Kristoffer Ajer a touché la barre transversale (76e). C'est finalement Jude Bellingham qui a offert la victoire aux Anglais en prolongation, inscrivant son second but de la soirée. Il portait ainsi son total dans la compétition à six réalisations.
Le duo Kane-Bellingham en soutien
Harry Kane, moins en vue que lors des matchs précédents, a été efficacement suppléé par le milieu du Real Madrid. Bellingham a marqué sur ses deux seules frappes cadrées du match. Thomas Tuchel, tout en se félicitant du résultat, s'est montré mécontent de la performance collective : « Nous avons eu de la chance aujourd'hui », a-t-il confié.
Une demi-finale au goût d'histoire
Le duel entre l'Angleterre et l'Argentine en demi-finale faisait écho à plusieurs affrontements légendaires : le quart de finale de 1986 marqué par la « Main de Dieu » de Diego Maradona, le huitième de finale de 1998 à Saint-Étienne favorable aux Argentins, ou encore la victoire anglaise en 1966. L'Argentine, menée par Lionel Messi, s'était qualifiée dans la douleur contre la Suisse (3-1 a.p.) après avoir été rejointe au score et avoir bénéficié de l'expulsion de Breel Embolo.
L'Angleterre quitte donc le Mondial 2026 après avoir atteint le dernier carré pour la quatrième fois de son histoire, sans parvenir à décrocher une deuxième finale. Les supporters des Three Lions, qui avaient fait le déplacement en masse à Miami et Atlanta, voient leur attente se prolonger.