La Coupe du monde 2026 a débuté de la pire des manières pour la Tunisie. Dimanche soir à Monterrey, au Mexique, les Aigles de Carthage ont subi une sévère défaite face à la Suède sur le score de 5 buts à 1. Ce résultat place la sélection scandinave en tête du groupe F, profitant du match nul 2-2 enregistré plus tôt entre les Pays-Bas et le Japon.
Une entame de match cauchemardesque pour la Tunisie
Les Suédois ont rapidement imposé leur rythme. Dès la 7e minute, Yasin Ayari a ouvert le score d’une frappe puissante. Alexander Isak a ensuite doublé la mise à la 30e minute, d’un tir placé au ras du poteau, laissant le gardien tunisien Abdelmouhib Chamakh sans réaction. Les Tunisiens ont toutefois réduit l’écart avant la pause par l’intermédiaire d’Omar Rekik, laissant entrevoir un possible retour.
La Suède déroule en seconde période
Mais au retour des vestiaires, le scénario a tourné à la punition pour la Tunisie. Viktor Gyökeres a aggravé la marque à la 59e minute, avant que Mattias Svanberg (84e) et Yasin Ayari, auteur d’un doublé dans le temps additionnel, ne scellent définitivement le sort de la rencontre. La sélection tunisienne, dépassée physiquement et tactiquement, a encaissé quatre buts en seconde période, signant la plus lourde défaite de son histoire en Coupe du monde.
Sabri Lamouchi sous pression
Arrivé sur le banc tunisien en janvier dernier, à l’issue de la Coupe d’Afrique des nations, le sélectionneur français Sabri Lamouchi voit son avenir immédiatement remis en cause. Selon des informations concordantes, une réunion du bureau fédéral s’est tenue à l’hôtel où réside l’équipe, et la décision de le démettre de ses fonctions aurait déjà été prise. La radio locale Mosaïque FM a évoqué un licenciement effectif dès ce lundi. Lamouchi, qui affichait un bilan de trois défaites, un match nul et une seule victoire en cinq rencontres, avec onze buts encaissés pour deux marqués, paie le prix de ce départ catastrophique dans le Mondial. Interrogé après le match, il a reconnu que son équipe avait payé « une série d’erreurs coûteuses », ajoutant que de telles erreurs pourraient s’avérer fatales pour leurs chances dans la compétition.
Quel avenir pour la Tunisie ?
En cas de départ de Sabri Lamouchi, deux noms circulent pour lui succéder : Mondher Kebaïr, déjà membre du staff actuel et ancien sélectionneur de 2019 à 2022, ainsi qu’Anis Boujelbene, ex-entraîneur de l’équipe nationale olympique. La Tunisie devra rapidement se reconstruire, car elle affrontera le Japon dimanche prochain avant de conclure la phase de groupes contre les Pays-Bas. Un sans-faute sera indispensable pour espérer une qualification en huitièmes de finale, mission qui s’annonce très difficile au vu de la prestation livrée face à la Suède.