À Mexico, la fan zone du Zócalo, la place centrale de la capitale, accueille des milliers de supporters en ce jour d’ouverture du Mondial 2026. Malgré des manifestations récentes dans le pays, la présidente Claudia Sheinbaum a assuré que cet espace dédié aux supporters resterait ouvert, afin de permettre à la population de vivre ensemble cette compétition inédite, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique.

Le Mexique ouvre le tournoi en tant que nation hôte, une position qui ancre une tradition sportive bien plus ancienne que le football moderne. La région, en effet, est considérée comme le berceau ancestral du jeu de balle, une pratique vieille de près de 3 500 ans, bien antérieure à la colonisation. Ce legs historique contribue à expliquer la ferveur populaire pour le football, qui demeure, malgré des résultats sportifs parfois décevants, un véritable ciment social.

Un record d’accueil pour le Mondial Le pays accueille pour la troisième fois de son histoire une Coupe du monde masculine de football, un record mondial. Après les éditions de 1970 et 1986, le Mexique se positionne à nouveau comme une terre d’accueil majeure pour la compétition reine. Ce chiffre reflète non seulement la capacité d’organisation du pays, mais aussi l’engouement constant de sa population pour le ballon rond.

Une passion qui transcende les aléas sportifs Les supporters mexicains sont réputés pour leur ferveur et leur fidélité, même lorsque l’équipe nationale ne réalise pas les performances attendues. Cette passion populaire, qui se manifeste dans les gradins comme dans les fan zones, puise ses racines dans une culture du jeu collective, transmise depuis des millénaires. La tenue du Mondial 2026 offre au Mexique une occasion supplémentaire de démontrer que le football y est bien plus qu’un sport : un vecteur d’unité et d’identité nationale.

Des tensions politiques en toile de fond L’organisation de l’événement n’est pas exempte de remous. Des manifestations, dont les motifs ne sont pas précisés dans le détail, ont eu lieu dans le pays. Toutefois, les autorités ont fait le choix de maintenir les festivités populaires, estimant que la tenue de la Coupe du monde constitue un moment de rassemblement et de valorisation internationale pour le Mexique. La présidente Sheinbaum a ainsi réaffirmé la volonté du gouvernement de garantir l’accès du public aux célébrations, malgré un contexte social tendu.

Un Mondial XXL sous haute surveillance Avec 48 équipes participantes, cette édition 2026 est la plus étendue de l’histoire. Le tournoi se déroule dans trois pays, ce qui implique une logistique complexe et des enjeux de sécurité accrus. Le Mexique, qui accueille plusieurs rencontres, doit concilier l’afflux de visiteurs étrangers, les impératifs de sécurité et les revendications locales. La gestion de la fan zone du Zócalo est un symbole de cette équation délicate : ouverte au public, elle doit rester un espace de fête maîtrisé.

Un héritage culturel ancien pour un football moderne Le lien entre le jeu de balle précolombien et le football contemporain est fréquemment mis en avant par les historiens et les commentateurs. Cette filiation, bien que symbolique, ancre la passion des Mexicains dans une continuité historique rare. Alors que le Mondial 2026 bat son plein, le pays entend honorer ce passé tout en projetant son amour du football vers l’avenir.