Les parents des jumelles de 15 mois retrouvées sans vie dans le Nord ont été placés en détention provisoire, a-t-on appris de source judiciaire. Cette décision intervient après que l'autopsie a confirmé que les deux enfants sont mortes de déshydratation, en plein épisode caniculaire.

Les faits remontent à la fin du mois de juin. Les deux nourrissons avaient été découvertes inanimées au domicile familial, dans une commune du Nord. Les secours, alertés, n'avaient pu que constater le décès. Immédiatement, une enquête avait été ouverte pour homicides involontaires sur mineurs de moins de 15 ans.

Gardes à vue initiales

Les parents, âgés d'une trentaine d'années, avaient été interpellés et placés en garde à vue dans la foulée. Durant ces premières auditions, ils avaient été entendus sur les circonstances du drame. Selon les premiers éléments de l'enquête, les jumelles auraient souffert d'un manque d'hydratation dans un contexte de fortes chaleurs.

L'autopsie, pratiquée dans les jours suivants, a levé les derniers doutes : la cause de la mort est bien une déshydratation sévère. Aucune trace de violence n'a été relevée sur les corps, ce qui a orienté les investigations vers une possible négligence.

Décision judiciaire

À l'issue de leur garde à vue, les parents ont été présentés à un juge des libertés et de la détention. Ce dernier a ordonné leur placement en détention provisoire, estimant que les charges pesant contre eux étaient suffisamment graves et que la liberté des mis en cause présentait un risque pour l'ordre public ou pour le bon déroulement de l'enquête.

Les parents sont désormais incarcérés dans l'attente de leur procès. Le parquet a confirmé que l'information judiciaire se poursuit, notamment pour déterminer les éventuelles responsabilités dans ce décès. Les autres enfants du couple, qui avaient été hospitalisés pour déshydratation légère, sont désormais pris en charge par les services sociaux.

Choc et émotion

Cette affaire a suscité une vive émotion dans la région et au-delà. Plusieurs associations de protection de l'enfance ont appelé à une vigilance accrue lors des périodes de canicule, rappelant que les nourrissons sont particulièrement vulnérables à la déshydratation.

L'enquête se poursuit pour établir précisément le déroulé des faits et les éventuelles circonstances aggravantes. Les parents encourent une peine pouvant aller jusqu'à plusieurs années d'emprisonnement pour homicides involontaires.