Naomi Osaka a une fois de plus transformé son entrée sur le court en véritable défilé de mode. Pour son premier match du tournoi de Wimbledon, la quadruple championne du Grand Chelem a fait sensation en arborant une robe d'apparat entièrement blanche, conçue spécialement pour l'occasion par la créatrice indépendante japonaise Hana Yagi.
Cette tenue, baptisée « Evolving Ceremony », se présente sous la forme d'un long kimono intégralement blanc, respectant ainsi le code vestimentaire strict imposé par l'All England Club. Réalisée à partir de sept textiles différents upcyclés — des kimonos anciens, une robe de mariée traditionnelle shiromuku et une autre robe de mariée déconstruite — elle rend hommage à la fois au kimono classique et au junihitoe, la robe à douze couches portée par les nobles de l'époque de Heian (794-1185).
Une inspiration cinématographique et familiale
Interrogée après sa victoire, Osaka a expliqué que l'idée lui était venue en pensant à ses origines, à la fois japonaises et haïtiennes, et à ses films favoris. « Je pense à mes cultures, mon héritage, qui sont japonais et haïtiens. Si je creuse davantage dans la culture japonaise, je pense à la silhouette la plus iconique, qui pour moi est un kimono. On n'a pas besoin d'en voir la couleur pour savoir que c'est un kimono », a-t-elle déclaré.
Elle a également cité le film « Kill Bill » de Quentin Tarantino comme source d'inspiration directe : « Je me souviens être tombée amoureuse du personnage de Lucy Liu. Elle porte un kimono tout blanc, et je me rappelle avoir trouvé ça vraiment cool. Ma tenue est une interprétation de cela, tout en rendant beaucoup de respect et d'amour au Japon. »
Un rendez-vous avec la tradition et la modernité
Sous l'habit de cérémonie, la joueuse de 28 ans portait une robe de performance Nike dont les motifs floraux et l'ourlet courbe faisaient allusion au kirigami, l'art japonais du découpage de papier. Ce modèle s'est vendu en ligne avant même le début du tournoi, selon des informations de la marque. Osaka avait également choisi des bijoux de la maison japonaise Mikimoto, réputée pour ses perles.
« Travailler avec Hana nous a permis de célébrer l'histoire et le savoir-faire japonais tout en créant quelque chose qui semble totalement moderne », a-t-elle fait savoir. « J'adore le fait que cette tenue soit à la fois puissante et délicate. Et elle est conçue pour le mouvement. »
Un défi logistique à Wimbledon
Évoluant sur un court extérieur, l'ancienne numéro un mondiale a dû être escortée à travers la foule pour rejoindre le terrain. Le temps imparti pour retirer sa robe d'apparat avant le début du match n'excédait pas une minute, un défi relevé sans encombre. « De mon côté, j'ai trouvé cela vraiment amusant, car je ne pense pas que les gens s'attendaient à ça », a-t-elle confié, ajoutant qu'elle portait ses écouteurs pour se concentrer tout en ressentant l'effet de surprise sur le public.
Une victoire pour ouvrir le tournoi
Sur le plan sportif, Naomi Osaka s'est imposée 6-1, 7-5 lors de son premier match face à la Française Elsa Jacquemot. Ce succès vient s'ajouter à une série d'apparitions mode très remarquées cette saison : après une robe dorée inspirée de « la tour Eiffel de nuit » à Roland-Garros et une tenue évoquant une méduse à l'Open d'Australie, Osaka confirme sa place de figure incontournable du style sur le circuit.
La joueuse, classée 14e tête de série cette année, avait déjà atteint le troisième tour à Wimbledon en 2017 et 2025. Sa performance vestimentaire comme sa prestation sportive laissent présager une suite prometteuse pour cette édition 2026.