Une attaque revendiquée par le JNIM

L'assaut armé qui a visé, jeudi 18 juin 2026, une base des Forces de défense et de sécurité installée au sein de l'aéroport international Diori Hamani de Niamey a été revendiqué par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), une alliance djihadiste affiliée à Al-Qaïda active dans la région sahélo-saharienne. Les combats, qui ont duré plus de deux heures, ont finalement été repoussés par les soldats nigériens à l'issue d'opérations de ratissage.

Le bilan officiel, communiqué dans la soirée par l'armée nigérienne, fait état de plusieurs dizaines de blessés parmi les militaires et les assaillants. Aucun chiffre définitif n'a été précisé à ce stade par les autorités.

Les autorités nigériennes pointent Paris du doigt

Sans attendre les investigations, le gouvernement de Niamey a choisi de désigner la France comme responsable de cette attaque. Dans une déclaration officielle, les autorités nigériennes accusent Paris d'avoir « orchestré » ou « soutenu » l'opération terroriste. Cette accusation intervient dans un climat de fortes tensions diplomatiques entre le Niger et son ancienne puissance coloniale, depuis le coup d'État de juillet 2023 et l'expulsion des troupes françaises.

Aucun élément public n'a encore été apporté par les autorités nigériennes pour étayer cette mise en cause. La France, de son côté, n'a pas réagi à ces accusations dans l'immédiat.

Contexte sécuritaire régional

Cette attaque illustre la persistance de la menace djihadiste dans la bande sahélo-saharienne, malgré le départ des forces étrangères et la réorientation de la coopération militaire du Niger vers de nouveaux partenaires, notamment la Russie et la Turquie. Le JNIM, qui a étendu ses opérations du Mali vers le Burkina Faso et le Niger, revendique régulièrement des attaques contre les forces armées et les symboles de l'État dans la région.

L'aéroport de Niamey, point d'entrée stratégique pour la capitale, avait déjà été la cible de tentatives d'infiltration par le passé. La base militaire qui y est implantée abrite notamment des équipements et des personnels impliqués dans la lutte antiterroriste.

Réactions et suites

La communauté internationale suit avec attention les développements de cette affaire. Les organisations de défense des droits humains appellent à une enquête indépendante pour établir les responsabilités exactes. Sur le terrain, la population de Niamey reste sous le choc, bien que la vie ait repris son cours normal dans le reste de la ville.

Des renforts sécuritaires ont été déployés autour de l'aéroport et dans les zones sensibles de la capitale. Les autorités nigériennes ont promis de renforcer la protection des infrastructures critiques face à la menace terroriste persistante.