Nintendo a confirmé travailler sur une version de la Switch 2 destinée au marché européen, dont la batterie pourra être remplacée directement par le consommateur. Cette adaptation répond à un règlement de l’Union européenne qui, à compter de février 2027, contraindra les fabricants d’appareils électroniques portables – y compris les consoles de jeux – à concevoir des produits dont l’accumulateur est accessible sans outil spécialisé ni intervention d’un réparateur.

Sur les modèles actuels de la Switch 2, le remplacement de la batterie nécessite un démontage partiel de l’appareil, une opération qui demande soit des compétences techniques, soit un passage par le service après-vente. C’est précisément ce type d’obstacle que la réglementation européenne entend supprimer en poussant l’industrie à rendre l’opération réalisable par tout utilisateur ordinaire.

Des modifications confirmées par Nintendo

L’information avait été révélée en mars par le quotidien économique japonais Nikkei, qui indiquait que Nintendo planchait sur une révision matérielle de la Switch 2 pour l’Europe et que les manettes Joy-Con seraient également concernées par cette évolution. Nintendo a depuis officialisé sur son site qu’il travaillait bien à des versions conformes à la réglementation européenne.

Ces futurs modèles destinés à l’UE porteront de nouveaux numéros de référence ainsi qu’un code « OSM » sur leur emballage, ce qui permettra de les distinguer des versions standards dont les références commencent actuellement par « BEE », comme le montrent les dépôts réglementaires effectués auprès de la FCC américaine.

Des contours encore imprécis

Nintendo n’a pas détaillé l’aspect physique des modifications apportées à la console. La société n’a pas non plus officiellement confirmé l’adaptation des Joy-Con évoquée par Nikkei, ni indiqué si ces versions seront commercialisées en dehors de l’Union européenne.

Une réglementation qui dépasse le seul jeu vidéo

Le règlement européen de 2027 ne cible pas uniquement les consoles. Il s’applique à un large éventail d’appareils électroniques grand public – tablettes, écouteurs sans fil, etc. – mais exclut les smartphones, qui font l’objet de dispositions séparées. Nintendo rejoint ainsi d’autres fabricants contraints d’adapter leur conception pour se conformer à cette nouvelle norme environnementale et de durabilité.