Le tribunal d'Oslo a ordonné ce lundi 15 juin la remise en liberté de Marius Borg Høiby, fils aîné de la princesse héritière de Norvège Mette-Marit. Agé de 29 ans, il avait été condamné quelques heures plus tôt à quatre ans de prison ferme pour deux viols, des violences répétées contre une ancienne compagne, des menaces et des infractions routières. Le parquet avait requis sept ans et sept mois de réclusion.

Selon les informations communiquées par les autorités judiciaires, cette décision de libération a été motivée par l'état de santé très préoccupant du jeune homme, sans que les détails précis de sa pathologie aient été divulgués. Marius Borg Høiby, en détention provisoire depuis début février, n'était pas physiquement présent lors de la lecture du verdict. Il a suivi l'audience par liaison vidéo depuis sa cellule.

La défense de Marius Borg Høiby avait plaidé pour un acquittement sur les accusations de viol et demandé une peine d'un an et demi de prison pour les autres faits. Le procès, qui s'est tenu du 3 février au 19 mars, a mis en lumière les excès d'une jeunesse propulsée sous les projecteurs dès l'âge de trois ans, lorsque sa mère a épousé le prince héritier Haakon en 2001.

Une santé fragile au sein de la famille royale

Cette libération intervient dans un contexte particulièrement douloureux pour la monarchie norvégienne. La princesse Mette-Marit souffre d'une forme rare de fibrose pulmonaire et doit subir une transplantation d'urgence. Son état de santé s'était fortement aggravé au cours de l'année 2025. Ces derniers jours, lors d'apparitions publiques, la princesse était équipée d'un dispositif d'assistance respiratoire.

La condamnation et la libération de son fils ont profondément ébranlé la maison royale. Les observateurs soulignent la coïncidence tragique de ces deux affaires de santé au sein de la même famille.

Détails du verdict et suites judiciaires

La cour a retenu quarante chefs d'accusation contre Marius Borg Høiby. Il a été reconnu coupable de deux des quatre viols qui lui étaient reprochés. La peine de quatre ans de prison ferme a été prononcée, mais la remise en liberté ordonnée suspendra de facto l'exécution de cette peine dans l'attente d'éventuels appels.

Les conditions de cette libération n'ont pas été précisées dans l'immédiat. Il n'est pas exclu que le parquet fasse appel de la décision de libération, ce qui pourrait conduire à un nouveau réexamen de la situation du détenu dans les prochains jours.