OpenAI a officiellement déposé son projet d’introduction en Bourse, selon les informations disponibles. Cette annonce intervient environ une semaine après une démarche similaire de son concurrent direct Anthropic, confirmant une accélération du mouvement de financement public dans le secteur de l’intelligence artificielle.

L’entreprise, qui s’est imposée comme un acteur majeur de l’IA générative, notamment grâce à son modèle ChatGPT, engage ainsi une procédure qui pourrait se traduire par une levée de fonds massive. Les contours précis de l’opération – volume d’actions mis sur le marché, fourchette de prix envisagée ou valorisation cible – n’ont pas été divulgués à ce stade. Les observateurs du secteur anticipent toutefois l’une des plus grosses introductions en Bourse de l’année, à l’image du précédent établi par Anthropic.

Cette décision stratégique intervient dans un contexte de vive concurrence sur le marché de l’intelligence artificielle. OpenAI et Anthropic, tous deux issus de la même communauté de chercheurs, se livrent une lutte technologique et commerciale pour dominer le segment des modèles de langage avancés. L’entrée en Bourse d’OpenAI pourrait lui offrir des ressources financières supplémentaires pour soutenir ses investissements en recherche et développement, ainsi que pour étendre sa base d’utilisateurs.

Les implications de cette introduction dépassent le simple cadre de l’entreprise. Elle pourrait redessiner les équilibres financiers du secteur, attirer l’attention des régulateurs sur les enjeux de gouvernance et de sécurité liés à l’IA, et influencer les valorisations des autres start-up du domaine. Les investisseurs institutionnels et particuliers se montrent particulièrement attentifs aux perspectives de rentabilité d’OpenAI, dont les revenus ont fortement progressé grâce à la commercialisation de ses modèles auprès des entreprises et du grand public.

L’opération devra encore recevoir l’aval des autorités de marché avant d’être définitivement lancée. La fenêtre de tir pour l’introduction n’a pas été précisée, mais les spécialistes estiment qu’elle pourrait intervenir dans les prochains mois, en fonction des conditions de marché et de l’avancement des audits financiers exigés par les régulateurs boursiers.