Les autorités pakistanaises ont annoncé avoir localisé l’épave du Boeing 737 cargo disparu mardi soir au large de Karachi. L’appareil, exploité par la compagnie privée K2 Airways, avait cessé de répondre aux contrôleurs aériens alors qu’il survolait la mer d’Oman. Les secouristes ont passé douze heures à sillonner la zone dans des conditions maritimes rendues périlleuses par la mousson.
Selon les informations communiquées par l’administration aéronautique, cinq personnes se trouvaient à bord : deux pilotes, deux ingénieurs et un agent de soutien. Aucun d’eux n’a pour l’instant été retrouvé. La compagnie a indiqué coopérer pleinement avec l’Autorité pakistanaise de l’aviation civile et les autres agences gouvernementales chargées des opérations.
Les opérations de recherche entravées par la mousson
Les équipes de secours, déployées par plusieurs organismes sous la coordination de l’Autorité des aéroports du Pakistan (PAA), ont fait face à une mer très agitée. Des responsables proches du dossier, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, ont souligné que l’étendue de la zone à explorer dans la mer d’Oman et les vagues formées par la mousson rendaient la tâche extrêmement complexe. La PAA a confirmé l’existence d’une opération de recherche et de sauvetage conjointe en mer.
Les réactions officielles
Le Premier ministre Shehbaz Sharif a présenté ses « condoléances sincères » aux familles des membres d’équipage. De son côté, K2 Airways a exprimé son soutien aux proches et a déclaré sur les réseaux sociaux : « Nous continuons de prier, avec ferveur, pour la sécurité de nos collègues. » L’entreprise précise qu’elle assure des vols réguliers et charters, tant sur le territoire pakistanais qu’à l’international.
Un Boeing vieux de 27 ans
L’avion accidenté était un Boeing 737 âgé de 27 ans. Les causes de la perte de contact puis de l’écrasement ne sont pas encore déterminées. Les autorités pakistanaises n’ont pas indiqué si une enquête technique avait été formellement ouverte, mais la découverte de l’épave devrait permettre aux enquêteurs de récupérer des éléments essentiels, notamment les enregistreurs de vol, si les conditions et la profondeur le permettent.
L’accident survient dans un contexte où la sécurité aérienne au Pakistan fait régulièrement l’objet d’examens. L’aviation civile pakistanaise avait été partiellement interdite d’exploitation par certains pays après un crash meurtrier en 2020, avant qu’une partie des restrictions ne soit levée en 2024. Pour l’heure, les recherches se poursuivent sans relâche pour tenter de retrouver les corps des cinq occupants.