L'ancienne procureure générale Pam Bondi a comparu cette semaine devant la commission de la Chambre chargée d'enquêter sur la gestion des documents relatifs à Jeffrey Epstein. Au cœur des interrogations : le traitement jugé chaotique par plusieurs élus des archives liées au financier décédé et condamné pour crimes sexuels.
Bondi désigne son successeur pressenti
Interrogée par les parlementaires, Pam Bondi a déclaré que Todd Blanche, qui a servi comme son adjoint au département de la Justice avant d'être pressenti par Donald Trump pour occuper le poste de manière permanente, était « en charge de l'intégralité de la diffusion des fichiers Epstein ». Selon la transcription de l'audience publiée par la commission, elle a précisé qu'elle ne supervisait pas personnellement chaque aspect du travail du ministère sur ce dossier.
Todd Blanche devra obtenir la confirmation du Sénat si le président Trump officialise sa nomination au poste de procureur général. En attendant, sa responsabilité dans ce dossier épineux est désormais au centre des débats.
La connaissance de Trump dans le viseur
Pam Bondi a également été questionnée sur ce que Donald Trump savait des agissements de Jeffrey Epstein et de Ghislaine Maxwell avant que ces affaires ne deviennent publiques. Sa réponse a été prudente : elle a affirmé ne pas être « certaine de l'étendue » de cette connaissance.
Cette déclaration a suscité des réactions. Une porte-parole de la Maison-Blanche, Abigail Jackson, a estimé que Donald Trump avait été « totalement innocenté de tout ce qui concerne Epstein », dans un communiqué publié jeudi.
Une diffusion sous le feu des critiques
Plusieurs législateurs ont dénoncé la manière dont le département de la Justice a géré la publication des archives. Certains évoquent des omissions et un manque de transparence. Pam Bondi a tenté de se distancier de ces critiques en expliquant que son adjoint était le principal responsable de l'opération, un argument qui n'a pas convaincu tous les membres de la commission.
Les travaux de la commission se poursuivent, alors que les circonstances de la mise à disposition des documents continuent d'alimenter les controverses politiques et judiciaires.