Pam Bondi, qui a dirigé le département de la Justice sous la précédente administration, a comparu ces derniers jours devant une commission de la Chambre des représentants pour répondre de la manière dont son cabinet a traité le dossier du financier Jeffrey Epstein. L’audition, qui s’est déroulée à huis clos, portait sur la transmission des pièces relatives à l’enquête fédérale.
Des questions sur la communication de pièces sensibles
La commission s’interroge sur les délais et sur d’éventuelles omissions dans les documents remis au Congrès. Plusieurs parlementaires soupçonnent que certaines informations n’aient pas été transmises dans leur intégralité, ce que l’ancienne ministre a contesté. Selon des sources proches du dossier, les échanges ont été tendus, les élus réclamant des explications précises sur la chaîne de décision au sein du ministère.
Un enjeu politique et judiciaire
L’affaire Epstein, qui a impliqué des personnalités de premier plan, continue de susciter une forte attention publique et politique. La demande de transparence émane de plusieurs groupes parlementaires, soucieux de connaître l’étendue des investigations et les éventuelles entraves à la justice. Bondi a affirmé avoir respecté les procédures en vigueur et avoir agi dans le cadre légal.
Des suites attendues
À l’issue de cette audition, la commission devrait produire un rapport sur les informations recueillies. Certains membres ont déjà évoqué la possibilité d’auditions supplémentaires si des zones d’ombre persistaient. L’ancienne ministre, de son côté, pourrait être amenée à fournir des documents complémentaires.
Cette comparution intervient alors que le débat sur la divulgation des archives judiciaires relatives à Epstein reste vif aux États-Unis. Des associations de victimes et des élus de divers horizons réclament une publication intégrale des pièces, ce que le département de la Justice n’a pas encore fait.