Plusieurs milliers de personnes ont défilé dimanche après-midi dans les rues de Paris pour exprimer leur rejet du racisme et de l'extrême droite, à l'initiative de La France insoumise. Le cortège, qui s'est élancé malgré des températures caniculaires, a réuni des militants de divers horizons politiques et associatifs.
La manifestation était notamment soutenue par la CGT, le Mrap, la Ligue des droits de l'homme (LDH), la FSU, Solidaires ainsi que par le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, lui-même pris pour cible ces derniers jours par un déferlement de messages haineux en ligne. Sa présence en tête de cortège a été saluée par les participants, qui ont scandé des slogans contre les discriminations.
Un appel large à l'unité
Les organisateurs insistaient sur la nécessité de faire front commun face à la montée des idées d'extrême droite dans le pays. Plusieurs orateurs ont pris la parole en début de marche pour dénoncer les « discours de haine » et appeler à une mobilisation citoyenne durable. L'ambiance, bien que déterminée, est restée calme tout au long du parcours.
La canicule, qui a placé une trentaine de départements en vigilance rouge ce dimanche, n'a pas dissuadé les participants. De nombreux manifestants étaient munis d'eau et de chapeaux, tandis que des points de rafraîchissement étaient disposés sur le tracé. Les services d'ordre ont veillé au bon déroulement de l'événement.
Un contexte politique tendu
Ce rassemblement intervient dans un climat politique marqué par des polémiques récurrentes autour de l'immigration et de l'identité nationale. Plusieurs responsables politiques, notamment au sein de la majorité et de l'opposition de droite, ont récemment durci leur discours sur ces sujets, ce que les manifestants entendaient dénoncer.
Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a déclaré que cette marche était « une réponse collective à la banalisation de la haine » et a remercié les participants pour leur solidarité. Il a également appelé à ne pas laisser l'extrême droite imposer son agenda médiatique et politique.
Des chiffres de participation non officiels
La préfecture de police n'a pas communiqué d'estimation chiffrée de la foule en fin de journée. Les organisateurs, de leur côté, évoquaient plusieurs milliers de personnes, un nombre confirmé par les observateurs présents sur place. Le cortège s'est dispersé en début de soirée sans incident notable.
Cette mobilisation parisienne s'inscrit dans une série d'initiatives citoyennes visant à contrer la progression électorale des partis d'extrême droite dans l'hexagone. D'autres actions sont attendues dans les prochaines semaines, notamment dans les grandes villes de province.