Une foule compacte a investi les artères du nord de Paris, ce dimanche 21 juin 2026, pour une marche contre le racisme et l’extrême droite. Organisée à l’initiative de La France insoumise, la manifestation a rassemblé plusieurs milliers de personnes, malgré des températures caniculaires qui ont placé 35 départements en vigilance rouge. Le cortège, parti du quartier de Barbès, a progressé jusqu’à la place de la République sous un soleil de plomb.
Un appel large au-delà de LFI
Si La France insoumise a été le moteur politique de l’événement, le rassemblement a bénéficié du soutien de nombreuses organisations : la CGT, le Mrap, la Ligue des droits de l’homme (LDH), la FSU, Solidaires ainsi que la mairie de Saint-Denis. Le maire de cette ville, Bally Bagayoko (LFI), était d’ailleurs l’une des figures de proue du défilé. Selon les organisateurs, Bally Bagayoko a été la cible d’un « déferlement de haine » ces dernières semaines, ce qui a motivé une partie de la mobilisation. Plusieurs orateurs ont salué sa résistance face aux attaques.
Une mobilisation sous la chaleur
La canicule n’a pas dissuadé les participants. Nombre d’entre eux brandissaient des pancartes dénonçant le racisme et l’extrême droite, tandis que d’autres arboraient des drapeaux syndicaux ou politiques. Des riverains, postés à leurs fenêtres, ont applaudi le passage du cortège. La police n’a signalé aucun incident majeur. Les organisateurs ont salué une participation « massive et déterminée », bien que le décompte précis des manifestants n’ait pas été communiqué officiellement.
Un contexte politique tendu
Cette marche intervient dans un climat politique marqué par la progression des idées d’extrême droite en France et par la multiplication des actes racistes. La présence d’Assa Traoré, militante antiraciste connue, aux côtés de Bally Bagayoko a renforcé le symbole. Les discours prononcés place de la République ont insisté sur la nécessité de rester « unis contre la haine » et de faire barrage aux discours xénophobes.
Une dynamique nationale ?
Si l’essentiel de la mobilisation s’est concentré à Paris, des rassemblements similaires, de moindre ampleur, ont été signalés dans plusieurs grandes villes de province, selon les médias locaux. La convergence des forces syndicales, associatives et politiques laisse entrevoir une possible coordination nationale contre la montée de l’extrême droite dans les mois à venir.