Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel, a affirmé le 1er juin que le soutien à Jean-Luc Mélenchon ou à Raphaël Glucksmann pour l'élection présidentielle de 2027 n'était « pas envisageable » pour sa formation politique. Cette déclaration a été faite lors de son intervention dans l'émission « Les 4 Vérités ».
Fabien Roussel a ainsi précisé la ligne actuelle de son parti, qui refuse de s'aligner sur La France insoumise (LFI) ou sur le mouvement Place publique, fondé par Raphaël Glucksmann. Le leader communiste n'a pas encore fait connaître sa propre intention de se porter candidat à la magistrature suprême.
Cette prise de position intervient dans un contexte où les partis de gauche tentent de définir leurs stratégies en vue du prochain scrutin présidentiel. Le PCF, allié historiquement à LFI et au Parti socialiste au sein de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) lors des législatives de 2022, semble désormais marquer une distance plus nette avec certaines figures de cette coalition.
Fabien Roussel avait déjà été candidat à l'élection présidentielle de 2022, où il avait obtenu 2,28 % des suffrages. Depuis, il a critiqué à plusieurs reprises la stratégie de Jean-Luc Mélenchon, qu'il juge trop personnalisée et insuffisamment collective. Le refus exprimé le 1er juin confirme donc une divergence persistante au sein de l'espace politique de la gauche française.
Raphaël Glucksmann, tête de liste de Place publique aux élections européennes de 2024, est également perçu comme un concurrent potentiel pour l'incarnation d'une gauche sociale-démocrate, ce qui explique le double rejet formulé par Fabien Roussel. Le secrétaire national du PCF a ainsi voulu clarifier que son parti ne se reconnaît ni dans la ligne radicale de La France insoumise, ni dans celle, plus modérée, portée par Glucksmann.
Un calendrier électoral encore ouvert
À un peu moins de deux ans du premier tour de la présidentielle, les équilibres politiques restent en construction. Le Parti communiste, qui cherche à préserver son identité et son autonomie, entend peser dans le débat sans se fondre dans des projets qu'il estime trop éloignés de ses valeurs. Fabien Roussel, pour l'heure, n'a pas exclu de se représenter, mais il a renvoyé à plus tard une décision sur sa candidature personnelle.
Cette annonce pourrait avoir des répercussions sur les discussions en vue d'éventuelles alliances électorales, notamment pour les élections législatives qui suivraient la présidentielle. Le PCF, bien que modeste en termes de poids électoral national, conserve une implantation locale forte et des élus dans plusieurs territoires.