Les pourparlers entre le Liban et Israël, visant à mettre en œuvre un accord-cadre négocié par les États-Unis, ont connu une nouvelle étape avec la tenue d'un sixième cycle de discussions à Rome. Les deux parties ont réalisé des progrès sur le plan du retrait des forces israéliennes du sud du Liban, notamment à travers l'identification de « zones pilotes » où l'armée libanaise doit se déployer. Un responsable américain a confirmé que les deux camps étaient parvenus à une convergence de vues sur ce dispositif, destiné à remplacer progressivement les troupes israéliennes.
Ces discussions, qui se sont tenues dans la capitale italienne, étaient les premières depuis plusieurs semaines. Les attentes étaient modérées, mais des sources officielles ont salué l'atmosphère constructive. Les négociations portent sur l'application de l'accord de cessez-le-feu signé entre les deux pays, qui prévoit le départ des soldats israéliens du territoire libanais. Le rôle de l'armée libanaise, qui doit prendre le contrôle des zones évacuées, est au centre des échanges.
Le président Aoun à Washington
Sur le plan politique, le président libanais Joseph Aoun doit se rendre à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump. Cette visite, programmée mardi, vise à obtenir le soutien des États-Unis pour consolider le cessez-le-feu et accélérer le retrait israélien. Avant ce déplacement, M. Aoun s'est entretenu avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio. Les discussions devraient aborder la situation dans le sud du Liban, le rôle de l'armée libanaise et l'avenir des relations entre Beyrouth et Tel-Aviv.
La Syrie intercepte un chargement d'armes destiné au Hezbollah
Parallèlement à ces pourparlers, la Syrie a annoncé avoir déjoué une tentative de contrebande d'armes à destination du Hezbollah libanais. Le 19 juillet, les autorités syriennes ont saisi une cargaison comprenant des missiles, interceptée à la frontière avec l'Irak. Cette opération s'inscrit dans un contexte où le président américain Donald Trump a évoqué la possibilité d'une intervention syrienne contre le groupe armé libanais. Bien que Damas ait démenti toute implication dans le conflit, la saisie semble indiquer une volonté de démontrer sa capacité à contrôler ses frontières.
Un processus fragile mais en cours
Les discussions de Rome s'inscrivent dans le cadre d'une médiation américaine qui dure depuis plusieurs mois. L'objectif est de parvenir à un retrait complet des forces israéliennes du sud du Liban, conformément aux termes de l'accord de cessez-le-feu de 2024. Le déploiement de l'armée libanaise dans les zones pilotes constitue une étape clé pour rassurer les deux parties et éviter une reprise des hostilités. Toutefois, les observateurs soulignent que les progrès restent lents et que des divergences subsistent sur le calendrier et les modalités précises du retrait. La visite du président Aoun à Washington devrait permettre de faire avancer le dossier.