Alors que la Nasa s’apprête à désigner l’équipage qui posera le pied sur la Lune dans le cadre de la mission Artémis III, une phase cruciale est en cours. Depuis plusieurs jours, les astronautes encore en compétition subissent des tests approfondis, mêlant simulations, épreuves physiques et entretiens techniques. Le nom du spationaute français Thomas Pesquet est régulièrement cité parmi les prétendants sérieux, sans que sa sélection soit acquise.
Une procédure de sélection très encadrée
Les autorités spatiales américaines ont mis en place un processus par étapes pour choisir les membres de l’équipage. Après une présélection initiale, les candidats ont été soumis à des examens médicaux poussés et à des exercices en environnement contraint. La phase actuelle, que les observateurs décrivent comme un « grand oral », comprend des mises en situation réalistes et des évaluations psychologiques individuelles et collectives. Chaque astronaute est noté sur sa capacité à réagir face à des imprévus, à travailler en équipe et à maîtriser les systèmes du vaisseau Orion.
Thomas Pesquet sur les rangs
L’astronaute de l’Agence spatiale européenne (ESA) fait partie des profils retenus pour cette ultime évaluation. Son expérience à bord de la Station spatiale internationale (ISS) et sa participation à des missions de longue durée constituent des atouts. Toutefois, la concurrence est rude : plusieurs astronautes américains et canadiens postulent également, et la composition finale dépendra de nombreux paramètres, notamment des critères d’équilibre entre les agences partenaires.
Année 2026 : une fenêtre spatiale chargée
Cette année s’annonce particulièrement dense pour l’astronaute normand. En parallèle de ses chances pour Artémis III, il prépare une mission privée avec la société Vast, prévue pour les prochains mois. Ce vol, qui doit l’emmener à bord d’une station spatiale commerciale, avait suscité des interrogations sur sa disponibilité pour une mission lunaire. Selon des sources proches du dossier, ce calendrier serré ne compromet pas sa candidature, mais oblige les planificateurs à coordonner les échéances.
Des décisions attendues avant l’été
Les résultats de ces évaluations devraient être transmis aux directions des agences spatiales dans les prochaines semaines. Une annonce officielle est espérée avant la fin du printemps ou au début de l’été, même si aucune date précise n’a été communiquée. L’enjeu est de taille : désigner l’équipage assez tôt pour permettre un entraînement spécifique avant le lancement de la mission.
Un contexte politique et technique tendu
La mission Artémis III, qui doit marquer le retour d’humains sur la Lune plus d’un demi-siècle après Apollo 17, est lourde d’enjeux scientifiques, géopolitiques et technologiques. La Nasa doit composer avec des contraintes budgétaires, des délais serrés et la nécessité de respecter les engagements pris envers ses partenaires internationaux. Le choix de l’équipage sera scruté de près, notamment pour ce qui concerne la représentation des différentes agences.
Un suspense qui reste entier
Malgré les spéculations, aucune source officielle n’a confirmé la présence de Thomas Pesquet dans l’équipage final. Les autorités spatiales se refusent à tout commentaire avant la communication officielle. Le mystère demeure donc sur l’identité des heureux élus qui marcheront sur la poussière lunaire.