Orange, accompagné d’autres opérateurs de télécommunications, a conclu un accord définitif pour acquérir l’intégralité d’Altice France, la maison mère de l’opérateur mobile SFR. L’opération, officialisée début juin 2026, valorise la cible à 20,4 milliards d’euros, soit environ 23,5 milliards de dollars.
Le vendeur est le milliardaire Patrick Drahi, fondateur d’Altice. Le consortium d’acheteurs réunit plusieurs concurrents historiques du marché français, dont Orange. Les autres membres du groupement n’ont pas été nommés publiquement dans le cadre de l’annonce.
Cette acquisition marque un tournant pour le secteur des télécoms en France, qui comptait jusqu’ici quatre opérateurs majeurs : Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free (Iliad). La reprise de SFR par un ensemble comprenant ses rivaux réduit mécaniquement le nombre d’acteurs, ce qui soulève des questions de concurrence. Les autorités de régulation, tant nationales qu’européennes, devront examiner l’impact sur les prix, la qualité de service et les investissements.
Le consortium a fait savoir que l’accord était soumis à l’approbation des autorités compétentes. Aucun calendrier précis n’a été communiqué pour la finalisation, mais les parties espèrent une conclusion d’ici la fin de l’année 2026.
Pour Patrick Drahi, cette cession représente une sortie du marché français après des années de tensions financières. Le prix de 20,4 milliards d’euros, proche de ses attentes, lui permet de se désendetter tout en réalisant une plus-value significative sur son investissement initial.
Les syndicats et les élus locaux devraient surveiller de près les conséquences sociales et industrielles. Aucune déclaration officielle n’a encore été émise par les organisations syndicales, mais des discussions sont attendues dans les prochaines semaines sur le maintien des emplois et des infrastructures.
Ce dossier testera la tolérance des régulateurs face à une consolidation du marché. Un précédent projet de rapprochement entre SFR et Bouygues Telecom avait été abandonné sous la pression des autorités. La nouvelle opération pourrait servir de référence pour l’évolution du paysage des télécommunications en Europe.