La néobanque Revolut accélère sa stratégie de conquête du marché français. Lundi 1er juin, à l'occasion du sommet Choose France organisé par l'Élysée, l'entreprise a dévoilé un nouveau plan d'investissement de 100 millions d'euros, assorti de 200 recrutements supplémentaires. Ces annonces portent à plus d'un milliard d'euros le total des engagements pris par la fintech dans l'Hexagone depuis l'édition 2025 du même sommet.
Ces 200 postes viennent s'ajouter aux 200 déjà promis l'année précédente, ce qui porte à 400 le nombre d'emplois annoncés en moins de douze mois. Revolut prévoit de compter au moins 650 salariés en France d'ici 2030, principalement dans les domaines de la lutte contre la fraude et du développement commercial. Les nouvelles recrues intégreront un siège parisien dont l'ouverture est prévue au début de l'année 2027.
Une licence bancaire française en ligne de mire Parallèlement à ces investissements, Revolut poursuit ses démarches pour obtenir un agrément bancaire auprès de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Actuellement, la société opère en Europe via une filiale lituanienne. L'obtention d'une licence française lui permettrait de proposer des produits adaptés au marché local, notamment un plan d'épargne en actions (PEA), enveloppe fiscale dédiée aux investissements boursiers. Ces services ne sont pas encore disponibles, mais sont en cours de développement.
Une croissance rapide de la clientèle La France est devenue le premier marché de Revolut dans l'Union européenne. La néobanque y revendique 7 millions de clients, dont 2,5 millions supplémentaires rien qu'en 2025, ce qui constitue sa progression la plus rapide sur le continent. Béatrice Cossa-Dumurgier, directrice de Revolut pour l'Europe de l'Ouest, a déclaré que l'objectif est de proposer « les meilleurs produits bancaires au monde » aux Français et aux Européens, une ambition formulée depuis le siège parisien.
Avec ces annonces, Revolut confirme son intention de dépasser le simple statut de fournisseur de comptes courants et de paiements internationaux pour devenir un acteur bancaire complet en France. La fintech, qui compte 75 millions de clients dans le monde, mise sur Paris comme tête de pont de son expansion européenne.