Au lendemain du double séisme qui a secoué le Venezuela, la communauté internationale multiplie les propositions d’assistance. Le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré ce jeudi 25 juin que son pays serait « aux côtés de nos nouveaux et formidables amis » vénézuéliens, dans un message publié sur les réseaux sociaux. Cette annonce intervient alors que le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, avait déjà indiqué que Washington allait « immédiatement » déployer des secouristes et acheminer de l’aide humanitaire vers le pays sud-américain.
Un bilan humain en forte hausse
La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a fait état d’un nouveau bilan provisoire faisant état d’au moins 164 morts et près de 1 000 blessés. Elle a également précisé qu’une trentaine de répliques avaient été enregistrées depuis les deux secousses principales. Le précédent bilan, communiqué peu après la catastrophe, faisait état de 32 morts et 700 blessés. L’institut américain d’études géologiques (USGS) avait estimé qu’« un nombre élevé de victimes et des dégâts considérables sont probables », et que la catastrophe risquait d’être « étendue », nécessitant potentiellement une intervention nationale ou internationale.
Les premières secousses
Mercredi 24 juin, deux tremblements de terre de magnitude 7,2 puis 7,5 ont frappé le Venezuela à quelques heures d’intervalle, provoquant d’importants dégâts matériels et humains, notamment dans la capitale Caracas. Les services de secours locaux, appuyés par des équipes internationales, poursuivent les opérations de recherche de survivants sous les décombres.
Une mobilisation internationale sans précédent
Outre les États-Unis, plusieurs pays ont proposé leur aide. Le président français, Emmanuel Macron, a annoncé l’envoi d’une équipe de 85 secouristes spécialisés dans le sauvetage-déblaiement. L’Inde, par la voix de son Premier ministre Narendra Modi, a fait savoir qu’elle était prête à soutenir le Venezuela. La Chine a également exprimé sa volonté d’apporter « toute l’aide possible ». L’Espagne, de son côté, a précisé que 54 soldats de son unité d’urgence de l’armée étaient prêts à être déployés, utilisant notamment des chiens de détection, des caméras de recherche et des géophones.
Des infrastructures endommagées
Le double séisme n’a pas épargné les représentations diplomatiques : l’ambassade de France à Caracas a subi des dommages, selon des informations officielles. Aucun détail n’a été fourni sur l’ampleur exacte des dégâts ni sur d’éventuelles victimes parmi le personnel diplomatique.
Un pays déjà fragilisé
Le Venezuela, qui traverse une grave crise politique et économique, voit sa situation encore aggravée par cette catastrophe naturelle. La présidente par intérim Delcy Rodríguez a appelé à la solidarité internationale, tandis que les autorités locales tentent de coordonner l’afflux d’aide. Le pays reste profondément divisé, mais l’urgence humanitaire semble, pour l’instant, primer sur les divergences politiques.
Surveillance et prévisions
Les sismologues continuent de surveiller l’activité tellurique dans la région, où des répliques pourraient encore se produire dans les jours à venir. Les autorités recommandent à la population de rester vigilante et d’éviter les bâtiments fragilisés.