Le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz ont accueilli dimanche le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Londres. Cette rencontre, annoncée depuis plusieurs jours, vise à définir une stratégie commune face à la Russie et à explorer les conditions d’un cessez-le-feu durable en Ukraine.

Les discussions, qui se tiennent à Downing Street, interviennent alors que les frappes russes se poursuivent sur le territoire ukrainien. Ces dernières heures, des bombardements ont fait deux morts dans le pays, rappelant l’urgence d’une désescalade. Les quatre dirigeants doivent aborder les garanties de sécurité à offrir à Kiev, les modalités d’un éventuel gel des combats et le rôle des partenaires européens dans le processus diplomatique.

Selon des sources officielles, la rencontre doit permettre de « faire converger les positions » avant d’éventuelles discussions plus larges, qui pourraient impliquer les États-Unis et d’autres puissances. Le président Zelensky, qui a multiplié les déplacements ces dernières semaines, insiste sur la nécessité d’obtenir des « garanties concrètes » de la part des alliés occidentaux, tandis que Paris, Berlin et Londres cherchent à maintenir une unité de ton face à Moscou.

Une séquence diplomatique resserrée

Ce sommet s’inscrit dans une série d’échanges bilatéraux et multilatéraux menés ces derniers jours. Emmanuel Macron avait rencontré Volodymyr Zelensky à Paris jeudi, tandis que Keir Starmer s’était entretenu avec lui la semaine précédente. Friedrich Merz, tout juste arrivé à la chancellerie, effectue avec ce sommet l’un de ses premiers déplacements majeurs en matière de politique étrangère.

Les discussions ont également porté sur les sanctions contre la Russie, le financement de la reconstruction ukrainienne et le calendrier d’un éventuel sommet de paix, que Kiev souhaite voir organisé avant la fin de l’année. Aucune annonce concrète n’a filtré à l’issue de la première séance de travail.

Contexte sécuritaire tendu

Sur le terrain, la situation reste marquée par des affrontements intenses dans l’est et le sud de l’Ukraine. Les frappes qui ont causé la mort de deux civils ces dernières heures illustrent la difficulté d’instaurer un climat de confiance. Les dirigeants européens ont condamné ces violences et réaffirmé leur soutien « aussi longtemps qu’il le faudra » à l’Ukraine.

Les observateurs notent que ce sommet intervient à un moment clé : alors que les lignes de front bougent peu, les discussions diplomatiques s’accélèrent, sous l’impulsion notamment des capitales européennes soucieuses de peser dans le règlement du conflit. La question de l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, bien que non officiellement à l’ordre du jour, pourrait être abordée en marge des échanges.

Les quatre hommes doivent se retrouver ce soir pour une conférence de presse conjointe, où ils devraient exposer les grandes lignes de leurs conclusions.