La CGT hausse le ton face à la canicule. Sophie Binet, secrétaire générale du syndicat, a formulé ce vendredi deux revendications précises pour protéger les salariés exposés aux fortes chaleurs. Elle demande l'introduction de « températures maximales » dans le code du travail, au-delà desquelles le travail ne pourrait plus être effectué, ainsi que la suspension de tous les chantiers et travaux en extérieur durant les après-midis de canicule.
Cette prise de position intervient alors que l'exécutif a récemment écarté l'idée d'un seuil automatique de cessation d'activité fixé à 30 °C. La dirigeante syndicale a justifié sa demande par l'urgence sanitaire, estimant que « la chaleur tue » et qu'il est indispensable de donner un cadre légal aux obligations des employeurs.
Un appel à des mesures immédiates. Sophie Binet a souligné que les épisodes de forte chaleur se multiplient et que les travailleurs du bâtiment, de l'agriculture et de la voirie sont particulièrement vulnérables. Elle a plaidé pour que les pouvoirs publics imposent une interruption des tâches en extérieur dès que les températures atteignent un seuil critique, sans se contenter de simples recommandations.
Cette offensive de la CGT survient au lendemain des annonces du ministre du Travail, qui avait jugé impossible de fixer un seuil unique et automatique, préférant miser sur le dialogue social et l'adaptation des horaires. Sophie Binet a au contraire estimé que les dispositifs actuels sont insuffisants et qu'il faut une révision en profondeur du cadre réglementaire.
Un débat qui s'intensifie. Alors que la France connaît une vague de chaleur précoce, plusieurs voix s'élèvent pour demander des protections renforcées. La proposition de la CGT rejoint des préoccupations exprimées par des médecins du travail et des associations de défense des salariés. L'exécutif, de son côté, explore des pistes comme la sieste ou des horaires décalés, mais refuse pour l'instant d'inscrire dans la loi un thermomètre maximal.
Sophie Binet a également précisé que son organisation allait interpeller les groupes parlementaires pour porter ces amendements. Elle a conclu en affirmant que l'inaction face aux canicules à répétition n'est plus tenable.