Un changement de moteur de recherche
Le Parlement européen a officiellement choisi de substituer Google Search par Qwant sur ses postes de travail. Cette décision, rapportée par des courriers internes, s'inscrit dans une stratégie plus large de l'institution visant à promouvoir la souveraineté numérique et à garantir une meilleure protection des données des utilisateurs.
Les motivations derrière ce choix
Les autorités du Parlement justifient ce basculement par la volonté de réduire la dépendance vis-à-vis des grands acteurs technologiques non européens. En optant pour Qwant, un moteur de recherche français, l'Union européenne entend soutenir les solutions locales tout en renforçant la sécurité des informations traitées en interne. Des rapports internes soulignent que les orientations de Qwant, notamment en matière de respect de la vie privée, correspondent aux objectifs de souveraineté numérique poursuivis par l'UE.
Les implications techniques et pratiques
Le déploiement de Qwant sur les ordinateurs du Parlement devrait se faire progressivement. Les fonctionnaires et les élus européens utiliseront désormais ce moteur de recherche comme outil par défaut pour leurs recherches en ligne. Ce changement concerne plusieurs milliers d'utilisateurs. Les services techniques du Parlement ont été chargés d'accompagner cette transition afin d'assurer une continuité de service. La formation des personnels et l'adaptation des habitudes de travail font partie du processus.
Une initiative dans le cadre plus large de la souveraineté numérique
Cette décision s'inscrit dans un mouvement plus large des institutions européennes pour réduire leur dépendance aux géants du numérique, souvent appelés GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft). Le Parlement européen avait déjà entrepris des démarches pour privilégier des solutions open source ou européennes dans d'autres domaines, comme le cloud ou les logiciels de bureautique. Le recours à Qwant est perçu comme un pas supplémentaire vers une autonomie numérique accrue.
Réactions et perspectives
Le choix de Qwant a été salué par les défenseurs de la souveraineté numérique, qui y voient une avancée significative pour la protection des données et le soutien à l'innovation européenne. Certains observateurs notent toutefois que ce changement pourrait poser des défis en termes de performance ou d'intégration avec les outils existants. La société Qwant, basée à Paris, a confirmé son engagement à fournir un service fiable et sécurisé adapté aux besoins spécifiques du Parlement.
Conclusion
En remplaçant Google par Qwant, le Parlement européen envoie un signal fort en faveur de la souveraineté numérique. Cette décision illustre la volonté des institutions européennes de promouvoir des alternatives locales et respectueuses de la vie privée. Le processus de déploiement sera suivi de près pour évaluer son impact sur le travail quotidien des parlementaires et des fonctionnaires.