Secretlab, reconnu pour ses fauteuils gaming robustes, opère un virage stratégique avec l'ATLAS. Présenté comme un siège dédié au travail, ce modèle marque une rupture avec les codes du gaming pour s'attaquer au marché des chaises de bureau ergonomiques. Commercialisé entre 499 et 719 euros selon la finition et la taille, l'ATLAS a été testé pendant quinze jours dans sa version la plus haut de gamme, revêtue de similicuir hybride NanoGen.

Montage et premières impressions

Le déballage se révèle exemplaire, chaque élément étant soigneusement calé et protégé. Le manuel d'assemblage est clair et l'ensemble se monte en une vingtaine de minutes sans difficulté. Un seul point nécessite une seconde paire de mains : maintenir le dossier pendant sa fixation à l'assise. Ce soin logistique, déjà constaté sur les précédents modèles de la marque, témoigne d'un souci du détail.

Confort et ergonomie : le verdict après deux semaines

La question centrale était de savoir si l'ATLAS offrait un véritable confort de bureau ou s'il ne s'agissait que d'une chaise gaming déguisée. Après plusieurs journées complètes de travail, aucune douleur n'est apparue, ni dans le dos, ni sous les fesses, ni à l'arrière des cuisses. L'assise, garnie de la mousse composite propriétaire NanoFoam, est plutôt ferme, un parti pris qui évite l'effet « hamac » souvent reproché aux assises trop molles.

Le maintien lombaire constitue le point fort de ce modèle. Il surpasse nettement celui des chaises gaming classiques, qui se contentent souvent d'un coussin séparé ou d'un support sommaire. Toutefois, ce soutien est fixe : aucun réglage n'est possible, ce qui peut ne pas convenir à toutes les morphologies. Le dossier s'incline jusqu'à 120 degrés, une amplitude correcte mais inférieure à celle de certains fauteuils gaming permettant une inclinaison quasi à plat pour les pauses.

Mécanisme synchrone et réglages

Le mécanisme synchrone, qui lie l'inclinaison du dossier et de l'assise, fonctionne de manière fluide. Quatre angles de verrouillage sont disponibles, ce qui permet d'adopter différentes postures entre la concentration et la détente. Les accoudoirs présentent toutefois un léger jeu latéral, un défaut mineur mais perceptible à l'usage. Aucune option de dossier ou d'assise en maille n'est proposée, ce qui peut être un inconvénient pour ceux qui recherchent une meilleure respirabilité.

Gammes, tailles et positionnement

L'ATLAS se décline en plusieurs tailles et finitions, avec un prix d'entrée à 499 euros et un haut de gamme à 719 euros pour la version testée. Ce positionnement tarifaire le place en concurrence directe avec des références du bureau professionnel. La personne ayant effectué le test, mesurant 1,83 mètre et de corpulence robuste, s'est estimée être le candidat idéal pour éprouver une assise volontairement généreuse.

Conclusion

L'ATLAS parvient à se démarquer des chaises gaming par un maintien lombaire supérieur et un confort général qui supporte de longues sessions de travail. Ses principaux atouts sont la qualité de finition, la rapidité du montage et l'efficacité du mécanisme synchrone. Ses limites incluent le soutien lombaire non réglable, l'inclinaison plafonnée à 120 degrés et l'absence de version en maille. L'assise, un peu ferme, pourra déplaire aux utilisateurs sensibles. Malgré ces concessions, la marque réussit son entrée sur le segment du fauteuil de bureau ergonomique.