Les jouets de Pixar ont de nouveau conquis le public. Sorti en salles mercredi, « Toy Story 5 » a enregistré un démarrage commercial solide, attirant un large public familial. Selon les premières estimations du box-office français, le long-métrage a totalisé plusieurs centaines de milliers d’entrées lors de son premier week-end d’exploitation, un score qui le place en tête des premières tendances.
Ce cinquième épisode, réalisé par Andrew Stanton, confronte Woody, Buzz l’Éclair et leurs compagnons à un nouveau défi : la concurrence des écrans et des objets connectés. L’intrigue suit les jouets qui doivent lutter contre l’emprise des tablettes et des smartphones sur les enfants, une thématique contemporaine qui ancre la saga dans les préoccupations actuelles. Les premières réactions du public et de la critique saluent un film « drôle et rythmé », mais soulignent qu’il manque peut-être de la causticité et de la profondeur émotionnelle qui faisaient la force des premiers volets.
Un succès commercial attendu
Les chiffres du box-office, communiqués par les exploitants, confirment l’attrait pour la franchise. Le film a profité de la forte notoriété de la licence et de l’absence de concurrence directe dans le créneau familial. Les salles obscures ont affiché des taux de remplissage élevés, notamment lors des séances du week-end. Les projections pour les semaines à venir sont optimistes, et le film devrait rapidement franchir le cap du million d’entrées en France, un seuil symbolique pour les productions d’animation.
Une critique partagée sur le fond
Si l’accueil du public est globalement positif, les analyses de la presse sont plus nuancées. Plusieurs commentateurs estiment que le scénario, bien qu’efficace, manque de la virulence satirique qui caractérisait les précédents opus, en particulier le deuxième et le troisième. Le film aborde certes des enjeux de société comme l’addiction aux écrans ou l’obsolescence programmée, mais le traitement en est jugé parfois trop consensuel. D’autres, au contraire, saluent cette approche plus légère, adaptée à un jeune public.
Un cinquième opus pour une saga indémodable
« Toy Story 5 » confirme la longévité exceptionnelle d’une franchise débutée en 1995. La saga, qui a marqué l’histoire de l’animation avec le premier long-métrage entièrement réalisé en images de synthèse, continue d’évoluer avec son temps. Ce nouvel épisode intègre des références à la culture numérique contemporaine (applications, réseaux sociaux, jeux vidéo), tout en conservant les thèmes chers à Pixar : l’amitié, la loyauté et la peur de l’abandon.
Les spectateurs retrouvent avec plaisir les voix françaises historiques, qui prêtent leurs timbres aux personnages emblématiques. Le film cumule une durée de 1h45, un format classique pour un long-métrage d’animation. La technique d’animation, comme à l’accoutumée, fait l’objet de toutes les attentions, avec des décors détaillés et des expressions faciales toujours plus réalistes.