Un succès commercial retentissant

Le cinquième volet des aventures de Woody et Buzz l'Éclair, actuellement à l'affiche, a enregistré un démarrage historique avec 312 millions de dollars de recettes lors de ses premiers jours d'exploitation, établissant ainsi le meilleur lancement de toute la franchise. Ce succès ravive les spéculations sur la possibilité d'un sixième opus.

Les réserves de Tom Hanks sur un éventuel « Toy Story 6 »

Tom Hanks, qui prête sa voix au cow-boy Woody depuis le premier film sorti en 1995, a fait part de son scepticisme quant à l'opportunité d'une nouvelle suite. Interrogé par un média américain, le double lauréat d'un Oscar a déclaré : « Si on doit faire un autre "Toy Story", il vaudrait mieux que ça en vaille la peine. Il faudrait que ce soit génial. Il faudrait aborder un thème qui ne se contente pas de faire durer l'histoire simplement parce que les gens aiment les personnages. » Il a ajouté : « À moins que ce soit nouveau, original, il n'y a aucune raison de le faire », tout en reconnaissant que la franchise constitue « sans aucun doute une énorme machine commerciale ».

L'IA, une menace pour la voix du comédien

Au-delà de ses réticences artistiques, l'acteur s'inquiète de la possibilité que Disney puisse se passer de sa participation vocale grâce à l'intelligence artificielle. Il estime que le studio dispose d'une quantité colossale d'enregistrements de sa voix dans le rôle de Woody, accumulés durant trois décennies, qui pourraient être utilisés pour générer de nouvelles répliques sans son intervention directe. « Chaque mot enregistré au fil du temps dans la saga "Toy Story" se trouve quelque part sur un support numérique, donc ils pourraient assembler tout ce qu'ils voudraient », a-t-il confié, qualifiant cette perspective d'« idée effrayante ».

Un précédent technologique évoqué par l'acteur

Cette crainte n'est pas nouvelle pour l'acteur. En 2023, lors d'un entretien avec un podcasteur, Tom Hanks avait déjà abordé le sujet de l'IA et des deepfakes, expliquant que la technologie pourrait permettre de poursuivre la carrière d'un acteur même après sa mort. Il avait alors mentionné le film « Le Pôle Express » (2004) de Robert Zemeckis comme une première expérience où « une quantité colossale de nos propres données était stockée dans un ordinateur — littéralement notre apparence physique ». Son partenaire de longue date, Tim Allen, qui incarne Buzz l'Éclair, a partagé le même sentiment, qualifiant l'idée d'« effrayante ».

Un sujet brûlant pour l'industrie du divertissement

Les inquiétudes de Tom Hanks s'inscrivent dans un débat plus large sur l'utilisation de l'intelligence artificielle dans le cinéma, où la reproduction des voix et des visages des comédiens sans leur consentement ou leur présence soulève des questions éthiques et juridiques majeures. Alors que Disney ne s'est pas encore prononcé publiquement sur l'avenir de la franchise ou sur le recours à l'IA pour les voix des personnages, les déclarations de l'acteur relancent les discussions sur les limites de cette technologie dans la création artistique.