Les tensions entre Washington et Téhéran ont atteint un nouveau sommet samedi 11 juillet, alors que le président américain Donald Trump a promis de « complètement décimer » l’Iran si une tentative d’assassinat contre lui était perpétrée. Cette déclaration intervient au lendemain des funérailles de l’ancien guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué le 28 février dans une frappe aérienne que l’Iran impute aux États-Unis et à Israël.
Menaces réciproques entre les deux capitales
Dans une déclaration rapportée samedi, Donald Trump a indiqué que « mille missiles » étaient pointés vers l’Iran et qu’ils seraient utilisés « si ces gens essaient de me tuer ». Le président américain a lié cette menace à la volonté affichée par les dirigeants iraniens de venger la mort d’Ali Khamenei.
Le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, a répondu par un message publié sur sa chaîne Telegram. Il y affirme que venger son père et prédécesseur est « la demande de la nation » et « doit absolument » avoir lieu. « Nous nous engageons à venger le sang du leader martyr et de tous les martyrs de ces deux guerres, de la part des criminels et des meurtriers déshonorés », a-t-il écrit, sans apparaître en public depuis l’assassinat de son père.
Attaque meurtrière à Machhad
Alors que les funérailles d’Ali Khamenei se déroulaient à Machhad, dans le nord-est de l’Iran, deux membres des forces Basij – une milice paramilitaire liée aux Gardiens de la révolution – ont été tués dans une attaque, selon l’agence de presse Tasnim. Les autorités n’ont pas précisé la date exacte ni l’identité des assaillants, mais ont promis que « l’auteur ou les auteurs de cet acte seront punis ».
Efforts diplomatiques en parallèle
Alors que les hostilités verbales montent, des médiateurs tentent de préserver une issue diplomatique au conflit qui oppose les deux pays depuis février. Une délégation qatarie s’est rendue à Téhéran vendredi, tandis que le ministre iranien des Affaires étrangères se trouvait à Oman. Aucune négociation directe n’a eu lieu entre Téhéran et Washington depuis le mois dernier, mais les canaux indirects restent ouverts.
Donald Trump a déclaré vendredi avoir accepté de nouvelles discussions, tout en insistant sur le fait que la trêve précédente « est terminée ». Les États-Unis auraient également demandé à l’Iran de s’engager à cesser les attaques contre les navires dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique pour le transport pétrolier.
Un conflit ouvert depuis fin février
Les frappes américano-israéliennes massives du 28 février ont déclenché une guerre ouverte avec l’Iran. L’ancien guide suprême Ali Khamenei, qui était au pouvoir depuis 1989, a été tué lors de ces bombardements. Son fils Mojtaba lui a succédé, mais il n’a pas été vu en public depuis, suscitant des interrogations sur son état de santé et sur une possible différence de style par rapport à son père.
La situation demeure extrêmement tendue, chaque camp brandissant la menace d’une escalade tout en laissant entrevoir une possibilité de dialogue. La communauté internationale suit de près l’évolution d’un dossier qui pourrait plonger la région du Moyen-Orient dans un conflit de plus grande ampleur.