Uber Technologies a annoncé une réduction de 23 % des postes au sein de sa division chargée des ressources humaines, du recrutement, des espaces de travail et de la culture d’entreprise. Cette décision, présentée par l’entreprise comme une mesure de simplification de l’organisation, intervient alors que sa nouvelle présidente, Jill Hazelbaker, prend les rênes.
La restructuration touche un service interne qui employait plusieurs centaines de personnes. Selon des informations transmises par la direction, cette coupe affecte des postes à tous les niveaux, y compris des fonctions seniors. Certains observateurs du secteur financier ont qualifié la mesure d’« agressive », bien que l’entreprise justifie ce mouvement par une volonté d’efficacité et d’adaptation à un environnement économique plus exigeant.
Jill Hazelbaker, qui a été promue à la présidence d’Uber, pilote désormais cette réorganisation. Elle avait auparavant occupé des postes de direction dans la communication et les affaires publiques chez Uber. Son arrivée à la tête de l’entreprise coïncide avec une phase de recentrage sur les activités principales du groupe, après plusieurs années d’expansion tous azimuts.
Cette annonce s’inscrit dans un contexte plus large pour le secteur technologique, où de nombreuses entreprises ont procédé à des réductions d’effectifs massives depuis deux ans. Uber elle-même avait déjà supprimé plusieurs milliers de postes lors d’une précédente vague de restructuration en 2020, puis à nouveau en 2023. La nouvelle coupe, bien que limitée à une seule division, indique une volonté de poursuivre la rationalisation des coûts.
La division concernée, parfois appelée « People Division » (division des personnes) dans le jargon de l’entreprise, regroupe des fonctions transversales. Les employés touchés ont été informés par des communications internes. La direction a précisé que des indemnités de départ seraient versées conformément aux pratiques habituelles, ainsi qu’un accompagnement pour la transition professionnelle.
Les analystes financiers suivent de près ces évolutions, car la maîtrise des frais généraux est devenue un indicateur clé pour la performance boursière d’Uber. L’entreprise a récemment publié des résultats trimestriels en amélioration, mais la pression reste forte pour démontrer une rentabilité durable. La réduction des effectifs dans les fonctions support pourrait contribuer à cet objectif.
Aucune information n’a filtré sur d’éventuels changements dans la stratégie de recrutement ou de gestion des talents à long terme. Pour l’instant, la mesure se limite à la réorganisation interne pilotée par la nouvelle présidente. Il n’est pas précisé non plus si d’autres divisions seront concernées par des coupes similaires dans les prochains mois.