Une enquête administrative a été ouverte après qu’un adolescent a été grièvement blessé à l’œil, samedi 1er juin, en marge des célébrations du sacre du Paris Saint-Germain. Les faits se sont déroulés à Bobigny (Seine-Saint-Denis), où plusieurs milliers de personnes s’étaient rassemblées pour fêter la victoire du club de la capitale en Ligue des champions.

Le jeune homme, dont l’âge n’a pas été précisé, a été rapidement hospitalisé dans un état jugé sérieux. L’atteinte oculaire évoquée fait craindre une perte de la vision à cet œil. Aucun élément n’a filtré à ce stade sur l’origine exacte du projectile ou du choc qui aurait provoqué cette blessure.

Saisine de l’IGPN

Face à la gravité des faits, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) — souvent désignée comme la « police des polices » — a été saisie d’une enquête administrative. Cette procédure vise à déterminer si un tir de projectile par un agent des forces de l’ordre peut être impliqué. L’IGPN devra établir les circonstances exactes de l’incident et vérifier le respect des règles d’engagement.

La promesse de Laurent Nuñez

Interrogé sur cette affaire, le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, s’est exprimé pour assurer que la manifestation de la vérité serait totale. « Toute la lumière sera faite sur cette affaire », a-t-il déclaré, s’engageant à ce que les investigations menées soient complètes et transparentes. Ces propos interviennent dans un contexte de vives réactions politiques et médiatiques autour de la gestion des rassemblements festifs et des éventuels débordements.

Le contexte des célébrations

Les festivités consécutives à la victoire du PSG ont donné lieu à des scènes de liesse dans plusieurs communes de la région parisienne, mais aussi à des incidents épars. À Bobigny, des tensions ont éclaté entre certains participants et les forces de l’ordre. Plusieurs interpellations ont eu lieu dans la soirée, sans qu’il soit encore possible d’établir un lien direct avec la blessure de l’adolescent. Le Parquet de Bobigny a également été informé et pourrait, le cas échéant, ouvrir une enquête judiciaire distincte.

Des précédents qui interrogent

Cette affaire rappelle d’autres cas de mutilations oculaires survenues lors de manifestations ou d’interventions policières en France, qui ont nourri le débat sur l’usage de certains matériels par les forces de l’ordre. La saisine de l’IGPN répond à une volonté de clarification rapide, alors que la Sécurité publique et la Préfecture de police sont sous le feu des critiques de plusieurs élus locaux et associations.

Les suites attendues

Les résultats de l’enquête administrative ne seront pas connus avant plusieurs jours, voire semaines. En fonction des conclusions, des sanctions disciplinaires pourraient être prononcées si une faute professionnelle était établie. La famille de la victime, qui a déposé plainte, attend des réponses précises sur la chaîne des responsabilités.