L’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) a été saisie d’une enquête après qu’un adolescent a été grièvement blessé à l’œil par un tir de lanceur de balles de défense (LBD), dans la nuit suivant le titre de champion de France remporté par le Paris Saint-Germain.
Les faits
Les faits se sont déroulés à Bobigny, en Seine-Saint-Denis, en marge des célébrations ayant suivi le sacre du club parisien. Des débordements ont été signalés dans plusieurs secteurs de l'agglomération. Au cours de ces incidents, un jeune âgé de moins de 18 ans a été touché au niveau de l'œil.
Selon les premières informations recueillies, le tir proviendrait d'un LBD, une arme utilisée par les forces de l'ordre pour le maintien de l'ordre. Le pronostic vital de l'adolescent ne serait pas engagé, mais les séquelles potentielles pour sa vision demeurent incertaines.
Saisine de l’IGPN
Conformément à la procédure en vigueur lors de blessures graves impliquant l’usage d’armes par la police, l’IGPN a été saisie pour déterminer les circonstances exactes de ce tir. L’enquête doit notamment établir si le tir était justifié au regard des règles d’engagement des forces de l’ordre.
Contexte des célébrations
Après l’obtention du titre, des rassemblements de supporters ont eu lieu spontanément dans plusieurs communes de la région parisienne. Si la majorité des festivités se sont déroulées sans incident, des heurts ont éclaté par endroits entre certains participants et les forces de l’ordre.
Des jets de projectiles et des actes de vandalisme ont été rapportés, conduisant les autorités à déployer des effectifs pour rétablir le calme. C’est dans ce cadre tendu qu’un policier aurait fait usage de son LBD, entraînant la blessure du mineur.
Réactions
Des associations de défense des droits humains ont déjà exprimé leur préoccupation face à ce nouveau cas de blessure par arme à impulsion électrique, réclamant transparence et mesures disciplinaires si la faute était avérée. De leur côté, les syndicats de police rappellent que l’usage du LBD est strictement encadré et que les agents sont formés à viser les membres inférieurs.
Les investigations de l’IGPN devront faire la lumière sur le déroulé précis des événements. Aucune information n’a encore filtré quant à l’identité du policier impliqué.