L'écart de valorisation entre les entreprises technologiques chinoises et américaines atteindrait un niveau historiquement élevé. Alexandre Baradez, analyste financier, a livré une estimation frappante sur ce déséquilibre lors d'une intervention radiophonique consacrée aux marchés.
« L'obsession des investisseurs pour la tech américaine crée une décote de valorisation de… 45% pour la tech chinoise ! », a-t-il déclaré, pointant un phénomène d'attraction excessive des capitaux vers les valeurs américaines au détriment des concurrentes asiatiques.
Cette observation intervient dans un contexte où les grandes capitalisations américaines de la tech, portées par l'intelligence artificielle et les performances de leurs résultats, captent une part toujours plus importante des flux d'investissement mondiaux. En contrepartie, les valeurs chinoises, pourtant souvent positionnées sur des marchés en forte croissance, subiraient une défiance systématique qui creuserait leur décote.
L'intervention de l'analyste s'inscrivait dans une séquence dédiée à l'analyse des tendances boursières, où il a souligné que ce biais de valorisation pourrait offrir des opportunités à long terme pour les investisseurs prêts à sortir des sentiers battus.
Si le chiffre avancé n'a pas été accompagné d'une méthodologie détaillée, il reflète un constat partagé par plusieurs observateurs : la prime accordée à la tech américaine atteint des sommets, tandis que les sociétés chinoises, pénalisées par les tensions géopolitiques et un contexte réglementaire perçu comme plus risqué, se négocient avec des multiples de valorisation historiquement bas.
Aucune donnée précise n'a été fournie sur les indices ou les sociétés spécifiques incluses dans ce calcul. Il n'a pas non plus été précisé si cette décote était calculée par rapport aux multiples de résultats, aux ratios cours/bénéfices ou à d'autres indicateurs financiers. L'analyste s'est contenté de livrer ce constat, sans développer ses sources ni sa méthode.
Cette prise de parole relance le débat sur l'allocation des portefeuilles internationaux et sur la pertinence d'une diversification accrue vers les marchés asiatiques, alors que les bourses chinoises peinent à attirer les capitaux étrangers malgré des valorisations jugées attractives par certains gestionnaires de fonds.