Un Airbus A320 de la compagnie JetBlue, qui effectuait la liaison depuis Fort Lauderdale (Floride) vers New York, a été heurté par un drone lundi 29 juin en fin d'après-midi, alors qu'il amorçait sa descente vers l'aéroport international John F. Kennedy (JFK). L'incident s'est produit à environ 600 mètres d'altitude, à quelques kilomètres du seuil de piste.
Le commandant de bord a immédiatement contacté la tour de contrôle pour signaler la collision. « Vous avez dit collision ? Oui, il nous a heurtés juste au-dessus du cockpit », a-t-il déclaré, selon l'enregistrement des communications diffusé par les autorités aéronautiques. L'appareil a poursuivi sa trajectoire et a atterri sans encombre quelques minutes plus tard. Aucun blessé n'est à déployer parmi les 142 passagers et les six membres d'équipage.
Un objet non identifié de type drone
Selon les premières constatations des enquêteurs du Bureau national de la sécurité des transports (NTSB), l'objet pourrait être un drone de loisir de type quadricoptère, pesant moins de 2 kilogrammes. L'impact a endommagé le revêtement du nez de l'appareil, laissant une marque de quelques centimètres de large. L'analyse des débris, confiée à des spécialistes, vise à déterminer la marque et le modèle exacts de l'engin.
Les autorités aéroportuaires ont immédiatement suspendu les atterrissages et les décollages pendant une vingtaine de minutes, le temps de s'assurer qu'aucun autre drone ne se trouvait dans la zone. La Federal Aviation Administration (FAA) a ouvert une enquête pour identifier le propriétaire du drone, qui a enfreint l'interdiction formelle de survol des espaces aériens contrôlés.
Risque accru pour la sécurité aérienne
Cet incident relance les préoccupations sur la cohabitation entre les drones civils et l'aviation commerciale. Bien que des collisions soient rares, les experts rappellent qu'un drone, même léger, peut causer des dégâts importants sur un moteur ou le cockpit d'un avion de ligne. En 2018, un drone avait déjà percuté un hélicoptère de tourisme à New York, sans faire de victimes.
La FAA rappelle que les drones ne doivent pas voler à moins de 8 kilomètres d'un aéroport sans autorisation préalable, et que les contrevenants s'exposent à des amendes pouvant atteindre 20 000 dollars. Des dispositifs de géolocalisation et de signalement automatique sont en cours de déploiement pour mieux détecter ces intrusions.
JetBlue coopère avec les enquêteurs
La compagnie JetBlue a confirmé l'incident dans un communiqué, précisant que l'appareil avait été retiré du service pour inspection approfondie. « La sécurité de nos clients et de notre personnel est notre priorité absolue. Nous collaborons étroitement avec le NTSB et la FAA », a indiqué un porte-parole de la compagnie.
L'incident devrait relancer le débat au Congrès américain sur le renforcement des sanctions contre les opérateurs de drones qui violent les règles de l'espace aérien. Plusieurs élus réclament un système d'identification électronique obligatoire pour tous les drones vendus aux États-Unis, afin de faciliter les poursuites en cas d'infraction.