Au lendemain de la victoire de l'Espagne contre l'Argentine en finale de la Coupe du monde 2026, une vague de contenus générés par intelligence artificielle a submergé les plateformes numériques. Ces vidéos, qui mettent en scène Lionel Messi tenant dans ses bras un bébé représentant Lamine Yamal, parodient la photographie devenue iconique durant le tournoi.

L'image originale, qui montrait le capitaine argentin donnant son bain au jeune prodige espagnol alors âgé de quelques mois, avait été partagée par la mère de Yamal et largement relayée avant la finale. Les nouvelles créations, produites par des outils d'IA, amplifient ce souvenir en y ajoutant des éléments humoristiques ou absurdes. Certaines montrent Messi effectuant des gestes techniques avec le nourrisson, d'autres le placent dans des contextes historiques ou sportifs improbables.

Ces détournements interviennent alors que l'Argentine, championne en titre, vient de s'incliner face à une équipe espagnole portée par un Lamine Yamal devenu, à 19 ans, l'un des joueurs les plus en vue de la compétition. La viralité des vidéos souligne la fascination continue du public pour le parallèle entre l'icône argentine et la nouvelle pépite espagnole, dont la première rencontre remonte à 2007, lors d'une séance photo caritative.

Aucun des protagonistes n'a pour l'heure commenté publiquement ces créations. Les autorités du football international et les plateformes sociales n'ont pas non plus réagi officiellement face à cette prolifération de contenus modifiés. L'usage de l'intelligence artificielle dans le sport suscite toutefois des interrogations croissantes sur la protection de l'image des sportifs, en particulier des mineurs, bien que Yamal soit désormais majeur.

Le phénomène rappelle que la photo de 2007, immortalisée par l'ancien joueur Joan Monfort, avait déjà connu une résurgence spectaculaire durant le Mondial. Elle était alors devenue un symbole de la transmission entre générations et un sujet de discussion sur les réseaux sociaux à chaque étape du parcours de Yamal. Avec l'IA, cette iconographie se réinvente sous une forme numérique qui pourrait bien perdurer au-delà de la compétition.