Alors que la France connaît un épisode caniculaire, la région Hauts-de-France a été violemment touchée par des orages dans la nuit du vendredi 19 juin. Le phénomène, précédé d'une vigilance orange de Météo-France, a donné lieu à des rafales de vent atteignant jusqu'à 120 km/h et à des précipitations intenses.
Trois personnes blessées, dont deux foudroyées
Deux hommes, âgés de 55 et 66 ans, se trouvaient devant un établissement de restauration dans le Pas-de-Calais lorsqu'ils ont été frappés par la foudre. Ils ont été légèrement touchés. Une troisième personne a été blessée en chutant d'un arbre durant les intempéries. Aucun pronostic vital n'est engagé selon les premiers éléments.
Des cumuls d'eau et une grêle exceptionnels
Les précipitations ont atteint des niveaux impressionnants : entre 20 et 30 litres d'eau par mètre carré sont tombés en peu de temps dans plusieurs secteurs. Dans le quartier de Saint-Amand, dans le Pas-de-Calais, la hauteur d'eau sur la voie publique a atteint 80 centimètres, provoquant des inondations soudaines.
Des grêlons de 5 cm de diamètre ont été observés dans le département de l'Eure, notamment sur la commune de Val-de-Reuil, sous des orages qualifiés de supercellulaires. Des chutes de grêle ont également été signalées à Vernon, limitrophe de l'Île-de-France. Au total, près de 3 000 éclairs ont été recensés dans le Nord par l'observatoire Keraunos.
Dégâts matériels et perturbations
Les intempéries ont occasionné plusieurs incidents notables. À Lille, un incendie s'est déclaré dans une habitation du quartier de Beaumont, entraînant l'évacuation de la famille qui l'occupait. Dans la commune de Vitry-en-Artois, 25 logements ont été privés d'électricité en raison de l'impact des orages sur le réseau électrique local.
Des chutes d'arbres ont également été rapportées, sans faire de blessés supplémentaires. Les services de secours sont intervenus à de multiples reprises pour dégager les voies et sécuriser les zones inondées.
Un contraste saisissant avec la canicule
Ces orages violents ont succédé à une période de forte chaleur, la baisse de température atteignant plus de 10 degrés dans les zones touchées. Ce contraste météorologique a favorisé le développement de ces cellules orageuses particulièrement actives.