Le prince Harry ne sera pas accompagné de son épouse Meghan, duchesse de Sussex, ni de leurs deux enfants, Archie et Lilibet, lors de son séjour à Londres la semaine prochaine. Cette décision a été prise après que les autorités britanniques ont confirmé qu’aucune protection policière prise en charge par le contribuable ne serait accordée à la famille durant la visite, selon des sources informées du dossier.
Un rattrapage partiel n’est pas totalement exclu : il demeure possible que Meghan et les enfants rejoignent le prince plus tard dans la semaine, lorsque le déplacement se poursuivra dans les Midlands. Le voyage, d’une durée de cinq jours, est principalement consacré au lancement du compte à rebours d’un an avant les Jeux Invictus, qui doivent se tenir à Birmingham en juillet 2027. Harry est le fondateur de cette compétition sportive destinée aux militaires blessés.
Un différend sécuritaire de longue date
L’examen des dispositions de sécurité est mené par le Royal and VIP Executive Committee (Ravec), l’instance qui détermine le niveau de protection accordé aux membres éminents de la famille royale et à d’autres personnalités publiques, sous l’autorité du ministère de l’Intérieur. La demande formulée par l’équipe du prince a été rejetée quelques jours avant le départ prévu, plongeant le duc dans une profonde détresse, rapportent des proches. Le prince espérait pourtant trouver une solution de dernière minute pour maintenir le projet initial.
Un porte-parole du gouvernement a rappelé que le système de sécurité protectrice est « rigoureux et proportionné », ajoutant qu’il n’est pas dans la politique gouvernementale de fournir des détails sur ces arrangements, afin de ne pas compromettre leur efficacité et la sécurité des personnes concernées.
Hébergement royal mais protection limitée
Le couple avait accepté une offre du roi Charles III de séjourner dans une résidence royale durant le voyage. L’emplacement de cette propriété n’a pas été divulgué. Des sources au palais de Buckingham précisent toutefois qu’aucune confirmation officielle de l’acceptation de cette invitation n’avait été reçue de la part des intéressés. En dehors des murs du domaine royal, la protection policière n’est pas assurée ; le duc devrait alors compter sur son équipe de sécurité privée venue de Californie.
Lors de ses précédents séjours au Royaume-Uni, le prince Harry avait décliné l’offre de loger à Buckingham Palace, invoquant des préoccupations liées à la visibilité et à la sécurité du bâtiment.
Position du prince et antécédents
Le duc de Sussex avait déjà affirmé, lors d’un entretien l’année dernière, ne pas envisager de ramener sa femme et ses enfants au Royaume-Uni tant que les conditions de sécurité ne seraient pas améliorées. « Je ne vois pas de monde dans lequel je ramènerais ma femme et mes enfants au Royaume-Uni à ce stade », avait-il déclaré, tout en réaffirmant son amour pour son pays natal.
La dernière présence conjointe de Harry et Meghan sur le sol britannique remonte aux funérailles de la reine Elizabeth II, en septembre 2022. Depuis, le prince est revenu seul à plusieurs reprises, notamment pour rencontrer son père en septembre dernier, un geste perçu comme un pas vers une réconciliation familiale.
Des engagements maintenus
Malgré ce changement de programme, les événements prévus restent inchangés, tant dans la capitale que dans les Midlands. Meghan devait initialement participer à plusieurs rendez-vous publics aux côtés de son mari. Son absence pourrait limiter la portée médiatique de certaines apparitions. Le prince poursuivra néanmoins ses visites auprès d’associations caritatives qu’il soutient depuis son installation aux États-Unis.
Ce nouveau rebondissement relance le débat sur le statut sécuritaire réservé au duc de Sussex, qui avait déjà perdu l’année dernière un recours juridique visant à obtenir une protection policière régulière lors de ses passages au Royaume-Uni. La décision du Ravec, qualifiée d’« irréversible » par certains observateurs, pourrait compromettre à long terme la possibilité pour les enfants de Harry et Meghan de nouer des liens avec leur famille paternelle.