Nouvelles restrictions financières

Le département du Trésor des États-Unis a officialisé, jeudi 4 juin 2026, un ensemble de sanctions économiques ciblant directement le président cubain Miguel Díaz-Canel, son épouse et son beau-fils. Les mesures visent également le fils et un petit-fils de l'ancien président Raúl Castro, qui conserve une influence majeure sur les orientations stratégiques de l'île bien qu'il n'occupe plus de fonction officielle.

Parallèlement à ces personnes, le ministère des Forces armées révolutionnaires de Cuba a été désigné dans ce nouveau train de restrictions, tout comme plusieurs autres entités étatiques. Cette décision s'inscrit dans un mouvement de durcissement continu de la politique américaine envers La Havane.

Un contexte de pressions multilatérales

Ces nouvelles sanctions interviennent alors que l'administration Trump multiplie les actions pour accentuer l'isolement du régime cubain. Un blocus pétrolier de facto, mis en place ces derniers mois, a aggravé la crise énergétique que traverse le pays et fragilisé davantage son économie, déjà affectée par des décennies d'embargo.

En 2025, Washington avait déjà restreint la délivrance de visas pour le chef de l'État cubain et plusieurs hauts responsables gouvernementaux. Plus récemment, des poursuites judiciaires ont été engagées contre Raúl Castro, âgé de 94 ans, en lien avec un incident survenu en 1996.

Un objectif affiché par la Maison-Blanche

Le président Donald Trump n'a cessé d'évoquer la possibilité d'une action plus radicale contre l'île, évoquant publiquement l'idée d'une prise de contrôle du territoire. Sa rhétorique s'est intensifiée après les opérations menées contre le Venezuela, laissant entendre dans plusieurs déclarations que Cuba pourrait être le prochain État visé par une campagne de pression américaine.

Le secrétaire d'État Marco Rubio a pour sa part remis en question, ces dernières semaines, la voie diplomatique comme moyen de provoquer un changement de régime à La Havane, tandis que l'hypothèse d'une action militaire était évoquée par l'entourage présidentiel.

Réactions attendues

Aucune réaction officielle n'avait encore été rendue publique par les autorités cubaines au moment de l'annonce de ces sanctions. La Havane dénonce régulièrement ce qu'elle présente comme une ingérence étrangère illégale et le renforcement d'un blocus économique qu'elle juge étouffant.

Ces nouvelles mesures pourraient encore compliquer l'accès de Cuba aux circuits financiers internationaux et renforcer les difficultés d'approvisionnement en carburant et en biens de première nécessité sur l'île.