Donald Trump a affirmé, vendredi 29 mai, qu'il pourrait approuver dans la journée un accord de paix avec l'Iran, comportant d'importantes concessions de la part de Téhéran, dont l'ouverture du détroit d'Ormuz et l'abandon de son programme nucléaire. Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, le président des États-Unis a précisé que l'Iran « doit accepter qu'il n'aura jamais d'arme ou de bombe nucléaire ». Il a également mentionné la levée du blocus naval américain, sans préciser si cette mesure serait conditionnelle.
Selon la description des termes de l'accord potentiel faite par le locataire de la Maison-Blanche, celui-ci inclurait également l'élimination des mines dans le détroit d'Ormuz, l'autorisation pour les États-Unis de déterrer et de détruire de l'uranium hautement enrichi situé sur un site nucléaire sécurisé en Iran, ainsi que l'interdiction du transfert d'avoirs gelés vers la République islamique. Le chef de l'État américain a aussi indiqué que l'accord devrait permettre la libre circulation de tous les navires dans le détroit d'Ormuz, sans péage.
Cependant, de hauts responsables iraniens ont signifié qu'aucune entente définitive n'avait été conclue. Cette divergence de versions suggère que Donald Trump pourrait une nouvelle fois mettre en pratique son « art du deal » pour tenter de négocier une sortie de conflit, alors que la guerre a perturbé les approvisionnements énergétiques mondiaux et ébranlé l'économie internationale.
La question du nucléaire iranien demeure au cœur des préoccupations. Des responsables américains ont souligné que le volet nucléaire de l'accord était une priorité absolue, et que toute entente devrait garantir l'absence de capacités nucléaires militaires pour l'Iran sur le long terme. De son côté, Téhéran a toujours nié chercher à se doter de l'arme atomique, tout en revendiquant son droit à un programme nucléaire civil.
L'ouverture du détroit d'Ormuz, par lequel transite une part significative du pétrole mondial, constituerait un enjeu économique et stratégique de premier plan. Le détroit a été le théâtre de tensions accrues ces derniers mois, avec des mines et des blocages qui ont fait grimper les prix de l'énergie et inquiété les marchés financiers. Une éventuelle levée du blocus naval américain contre l'Iran, évoquée par le président Trump, pourrait contribuer à apaiser ces tensions, mais les modalités précises restent à définir.
Les discussions diplomatiques se poursuivent, et l'issue de ces négociations reste incertaine. Les prochains jours devraient permettre de clarifier si la position exprimée par Donald Trump reflète un accord réellement proche ou une tentative de faire avancer les pourparlers par une annonce publique. En attendant, la communauté internationale observe avec attention les développements, conscients des conséquences potentielles sur la stabilité régionale et l'économie mondiale.