L'affaire du petit Grégory connaît un nouveau rebondissement judiciaire. La cour d'appel de Dijon a annoncé qu'elle rendrait sa décision le 15 juillet concernant la mise en examen de Jacqueline Jacob, grand-tante de l'enfant. Âgée de 81 ans, elle avait été mise en examen dans le cadre de ce dossier toujours non élucidé.

La défense de Jacqueline Jacob a d'ores et déjà indiqué qu'elle se pourvoirait en cassation si elle n'obtenait pas gain de cause. Cette annonce laisse présager un nouvel épisode procédural, quelle que soit la décision des juges dijonnais.

Un dossier aux multiples rebondissements

Le meurtre du petit Grégory Villemin, âgé de 4 ans, retrouvé noyé dans la Vologne le 16 octobre 1984, a marqué la mémoire judiciaire française. L'enquête, jalonnée de rebondissements et de retournements, n'a jamais permis d'identifier formellement le ou les coupables.

Jacqueline Jacob, sœur de Marcel Jacob (lui-même mis en cause puis innocenté), avait été mise en examen en 2017 pour « enlèvement et séquestration suivis de mort » et « association de malfaiteurs ». Elle conteste les charges retenues contre elle et a demandé l'annulation de sa mise en examen.

La stratégie de la défense

Les avocats de la grand-tante plaident l'absence d'éléments suffisants pour justifier une mise en examen. L'annonce d'un pourvoi en cassation systématique en cas de rejet de leur demande montre leur détermination à poursuivre la bataille judiciaire, quel que soit le résultat de l'audience du 15 juillet.

Cette affaire, qui a déjà connu plusieurs décisions de justice annulées ou remises en cause par la Cour de cassation, pourrait donc connaître une nouvelle étape procédurale, repoussant encore la perspective d'un jugement au fond.

Une procédure qui s'éternise

Depuis près de quarante ans, l'affaire Grégory est marquée par une succession de mises en examen, d'annulations et de renvois. La famille Jacob, largement mise en cause dans les premières années de l'enquête, a vu plusieurs de ses membres poursuivis, sans qu'aucune condamnation définitive ne soit prononcée.

La cour d'appel de Dijon devra trancher entre les arguments de la défense et les réquisitions du parquet général. Quel que soit le sens de cette décision, l'affaire semble loin d'être close.