Andrew Left, vendeur à découvert bien connu, a comparu mardi devant un jury fédéral dans le cadre d’une affaire de fraude en valeurs mobilières. Il a contesté les accusations selon lesquelles il aurait utilisé ses publications de recherche pour manipuler les cours, affirmant qu’aucune loi ne lui interdisait de négocier après avoir diffusé ses analyses.

Le gouvernement l’accuse d’avoir publié des rapports négatifs sur certaines sociétés, puis d’avoir vendu leurs actions à découvert en profitant de la baisse des cours. En réponse, Left a soutenu que ses opérations correspondaient exactement à ses commentaires publics. « Je n’ai enfreint aucune loi », a-t-il déclaré, ajoutant que ses transactions étaient transparentes et fondées sur des informations disponibles pour tous.

L’affaire, suivie de près par les milieux financiers, soulève des questions sur la légalité des pratiques des vendeurs à découvert. Les procureurs tentent de démontrer que Left a sciemment trompé le marché en publiant des analyses qu’il savait fausses. Left, lui, maintient que ses recherches étaient rigoureuses et que ses décisions de vente reposaient sur des analyses objectives.

Le procès se déroule devant un tribunal fédéral. La défense a commencé à présenter ses arguments après plusieurs semaines de témoignages des enquêteurs et des représentants des sociétés ciblées. Left doit encore répondre aux questions du procureur lors du contre-interrogatoire. Le verdict est attendu dans les prochaines semaines.