Le 26 mai, un minibus scolaire transportant des enfants vers une école spécialisée a été percuté par un train à Buggenhout, dans le nord de Bruxelles. Le conducteur, deux adolescents et une accompagnatrice ont perdu la vie. Cinq autres enfants ont survécu, dont Ian, 14 ans. Sa mère Britt a livré un témoignage poignant à la presse locale, décrivant l’angoisse de ne pas savoir si son fils était vivant.

Une attente interminable

Ce mardi, Ian avait été pris en charge par le minibus en raison d’un congé scolaire lié à la Pentecôte, alors qu’habituellement il n’empruntait ce service que le lundi et le vendredi. Britt a expliqué que sa meilleure amie l’a appelée après avoir reçu une notification de presse concernant un accident à Buggenhout. « Quand j’ai lu l’article et vu les photos, j’ai tout de suite contacté l’école. » Mais celle-ci lui a répondu ne pas avoir le droit de fournir d’informations. « J’ai appelé cent fois Ian, il ne répondait pas. »

La mère de cinq enfants a alors supplié les services d’urgence de Buggenhout pour connaître l’état de son fils. « J’ai dû les supplier pour avoir des nouvelles de mon propre enfant. » Ce n’est qu’après avoir insisté que l’école a fini par confirmer que le bus impliqué était bien celui de Ian.

Dix heures au bloc opératoire

Transporté en urgence à l’hôpital de Jette, à Bruxelles, Ian a été opéré pendant dix heures. Il souffre de multiples fractures à la hanche et à la jambe, d’une blessure à la tête et de nombreuses coupures dues aux débris de verre. Britt indique que le garçon « risque de ne jamais retrouver la pleine mobilité de sa hanche » et qu’il sera suivi « jour après jour », sans oublier les lourdes séquelles psychologiques.

Mercredi matin, Ian n’était pas encore réveillé, mais sa mère veut garder espoir : « Le chemin de la guérison sera long, mais nous traverserons cette épreuve ensemble, en famille. »

Un manque de communication dénoncé

Le récit de Britt soulève la question de la communication en cas d’accident impliquant des établissements scolaires. Elle déplore d’avoir dû « supplier » pour obtenir des renseignements, alors que son fils se trouvait dans un état critique. Les circonstances exactes de la collision restent à éclaircir, tandis que la communauté locale est sous le choc après cette tragédie qui a coûté la vie à quatre personnes, dont deux enfants.