Les célébrations de l'Aïd al-Adha à Gaza se sont déroulées cette année dans une ambiance de deuil et de destruction, alors que les attaques israéliennes se poursuivaient sans répit. De nombreux fidèles ont accompli la prière de l'Aïd au milieu des ruines, tandis que les familles endeuillées se rendaient dans les cimetières pour honorer leurs proches tués par les frappes.

Des frappes jusqu'au jour de la fête

Les bombardements israéliens ont continué jusque dans les heures précédant la fête musulmane, contraignant de nombreux habitants à enterrer leurs morts le jour même où ils auraient dû célébrer. Des funérailles ont été organisées pour les victimes des dernières frappes, transformant la fête en journée de recueillement.

Scènes de deuil et de colère

Des vidéos diffusées montrent des familles en larmes devant les tombes de proches, certains portant encore leurs habits de fête. L'une de ces séquences montre notamment la famille d'un responsable du Hamas, tué lors d'une attaque israélienne, se recueillant sur sa dépouille. Dans d'autres images, des autorités israéliennes sont filmées en train de traiter des Palestiniens avec agressivité pendant les festivités de l'Aïd.

Un contexte de guerre

Cette célébration endeuillée s'inscrit dans un conflit qui dure depuis des mois. L'offensive israélienne, qui a fait des milliers de morts et de blessés, a réduit en ruines de vastes quartiers de l'enclave. Les conditions de vie sont devenues intenables pour les deux millions d'habitants, privés d'eau, de nourriture et d'électricité.

Un symbole de résilience

Malgré les frappes et le deuil, de nombreux Palestiniens ont tenu à accomplir les rites de l'Aïd, symbole de leur attachement à leur foi et à leur identité. Pour beaucoup, prier sur les décombres est un acte de résistance face à la guerre et à la destruction de leur foyer.