L'armée israélienne a émis des ordres de déplacement forcé visant l'ensemble de la population du sud du Liban, leur ordonnant de se diriger vers le nord de la rivière Zahrani, située à environ 40 kilomètres de la frontière israélienne. Dans un communiqué, les forces israéliennes ont qualifié toutes les zones situées au sud de ce cours d'eau de « zones de combat », justifiant cette mesure par l'intensification de leurs opérations militaires dans la région.

Ces ordres massifs surviennent au lendemain de frappes israéliennes qui ont tué 31 personnes et blessé 40 autres dans le sud du Liban, selon les autorités sanitaires libanaises. Les bombardements, concentrés sur plusieurs villages et villes, ont provoqué un mouvement de panique, les civils fuyant l'avancée des forces terrestres israéliennes, qui continuent de progresser plus profondément en territoire libanais.

Accusations iraniennes de violation de la trêve

Parallèlement, les autorités iraniennes ont accusé les États-Unis d'avoir violé les termes de la trêve en soutenant les opérations israéliennes. Téhéran dénonce ce qu'il considère comme une rupture unilatérale des engagements américains, sans toutefois fournir de détails précis sur la nature de la violation alléguée. Cette déclaration intervient alors que les pourparlers de paix entre l'Iran et les États-Unis se poursuivent, mais restent marqués par une méfiance réciproque.

Bilan humain en hausse

Selon le ministère de la Santé libanais, les attaques israéliennes menées depuis le 2 mars ont entraîné la mort de 3 269 personnes et blessé 9 840 autres. Ce bilan actualisé, qui inclut les 31 morts de la veille, illustre l'escalade continue de la violence. Les agences humanitaires présentes sur le terrain mettent en garde contre une « catastrophe absolue » dans le sud du Liban, où les infrastructures médicales et les accès humanitaires sont gravement compromis.

Contexte d'intensification

L'ordre de déplacement forcé élargit considérablement la zone précédemment ciblée par des évacuations localisées. Les forces israéliennes avaient déjà émis des dizaines d'ordres de déplacement pour des villages du sud et de l'est du pays, mais il s'agit de la première mesure visant l'ensemble d'une région. Les habitants, pris au piège entre les bombardements et l'avancée terrestre, tentent de rejoindre les zones plus sûres au nord, dans des conditions souvent précaires. Les organisations internationales appellent à un cessez-le-feu immédiat pour éviter une catastrophe humanitaire majeure.