Jared Isaacman, le nouveau directeur de la NASA, s'est exprimé longuement sur les orientations qu'il entend donner à l'agence spatiale américaine. Lors d'un entretien diffusé récemment, l'homme d'affaires et astronaute privé a abordé les grands dossiers de son mandat : le programme Artemis de retour sur la Lune, la gestion des programmes d'exploration habitée et la place des partenaires commerciaux comme SpaceX.

Une priorité : la Lune et au-delà

Isaacman a réaffirmé l'importance du programme Artemis, qui vise à ramener des humains sur la Lune, puis à ouvrir la voie vers Mars. Il a souligné que la NASA devait maintenir le cap sur ces objectifs à long terme, malgré les défis techniques et budgétaires. Selon lui, la collaboration avec des entreprises privées est essentielle pour accélérer le développement technologique et réduire les coûts.

Boeing et le Starliner : une situation à résoudre

Le dirigeant a également évoqué les difficultés persistantes rencontrées avec le vaisseau Starliner de Boeing. Sans entrer dans les détails techniques, il a indiqué que la NASA travaillait avec l'entreprise pour résoudre les problèmes qui ont entravé le programme et assurer la certification du véhicule. Il a reconnu que la situation était frustrante, mais a insisté sur la nécessité de disposer de plusieurs fournisseurs pour les missions habitées.

SpaceX, un partenaire clé

Jared Isaacman, qui a lui-même financé et piloté la mission privée Inspiration4 à bord d'une capsule Crew Dragon de SpaceX, a salué la capacité d'innovation de l'entreprise d'Elon Musk. Il a indiqué que la NASA comptait continuer à s'appuyer sur SpaceX pour le transport des astronautes vers la Station spatiale internationale et pour les futures missions lunaires, notamment via le vaisseau Starship, sélectionné pour le programme Artemis.

Gestion des ressources humaines

L'administrateur a aussi été interrogé sur la gestion des effectifs de la NASA. Il a affirmé vouloir optimiser le fonctionnement de l'agence, en supprimant des couches hiérarchiques jugées superflues et en redéployant les talents vers des projets prioritaires. Il a précisé que cette réorganisation ne visait pas à réduire les capacités de la NASA, mais à les rendre plus agiles.

Un point sur le télescope spatial

Interrogé sur l'avenir de l'astronomie, Isaacman a défendu le maintien du financement du télescope spatial Nancy Grace Roman, successeur du James Webb, et a évoqué les discussions en cours sur le projet de télescope spatial de nouvelle génération. Il a estimé que la science spatiale restait une priorité pour l'agence.

Budget et priorités

Sur le plan budgétaire, le directeur de la NASA a indiqué que l'agence devait faire des choix, mais qu'elle disposait des ressources nécessaires pour mener à bien ses missions clés. Il a plaidé pour une plus grande prévisibilité des financements de la part du Congrès, afin de planifier les grands programmes sur le long terme.