Deux industriels vont s’installer d’ici la fin de l’année 2027 sur le site de l’ancien équipementier automobile SAM, à Decazeville (Aveyron), a annoncé Carole Delga, présidente de la région Occitanie. L’élue doit se rendre sur place mercredi pour une annonce formelle.
La première entreprise, Matière, basée dans le Lot, investira les lieux dès la fin 2026. Elle y fabriquera des pylônes électriques « nouvelle génération », décrits comme plus légers, plus durables et mieux intégrés dans le paysage, afin de répondre à un appel d’offres de RTE. La seconde, la société britannique Paragon-ID, ouvrira un site de production de puces de traçabilité RFID à la fin 2027.
375 emplois espérés d’ici 2032
Selon Carole Delga, l’arrivée de ces deux acteurs devrait conduire à la création de 375 emplois à l’horizon 2032, soit une quarantaine de plus que les 330 postes que comptait la SAM lors de son placement en redressement judiciaire en 2019. L’entreprise avait été liquidée deux ans plus tard, après 154 jours d’occupation du site par les salariés.
« Mon objectif, c’est de créer de l’emploi, de faire que ce bassin de Decazeville puisse retrouver de la puissance économique, de la puissance industrielle », a déclaré la présidente de région.
Un investissement régional de plusieurs dizaines de millions d’euros
La région Occitanie a racheté le terrain, les bâtiments et une partie des machines de l’ancienne fonderie en 2024 pour environ 11 millions d’euros. Quelque 35 millions d’euros supplémentaires seront consacrés à l’aménagement du site. Carole Delga a souligné que l’évolution du marché automobile et la crise structurelle du secteur avaient conduit à « repenser l’avenir industriel du site autour des industries d’avenir, des technologies industrielles et de la transition énergétique ».
L’élue a également indiqué qu’« une partie » du matériel de la SAM serait réutilisée par Matière pour la production de ses pylônes. Les anciens salariés de la SAM seront « prioritaires » pour pourvoir les nouveaux emplois, a-t-elle ajouté.
Poursuite des discussions pour le foncier restant
Près de la moitié du foncier disponible, soit environ 12 000 m², n’a pas encore trouvé de preneur. Carole Delga a précisé que « les discussions continuent avec le secteur industriel et aéronautique », sans pouvoir faire de nouvelles annonces à ce stade.