Une étude de Bloomberg Intelligence estime que l’intelligence artificielle (IA) pourrait toucher environ 27 % des travailleurs des économies avancées, soit plus de 120 millions de personnes dans les 31 pays couverts par l’analyse. Cette projection intervient alors que les dirigeants du secteur bancaire mondial examinent les conséquences possibles de l’IA sur leur industrie.
Une large part des emplois concernés
L’étude ne se limite pas au seul secteur financier : elle couvre l’ensemble des secteurs d’activité dans les économies avancées. Les chercheurs de Bloomberg Intelligence soulignent que l’IA pourrait affecter aussi bien les tâches répétitives que les fonctions plus qualifiées, selon les cas. Le chiffre de 27 % représente une proportion significative de la main-d’œuvre totale de ces pays.
Les banquiers en première ligne
La recherche intervient dans un contexte où les banques et institutions financières s’interrogent sur l’intégration de l’IA dans leurs opérations. Les dirigeants bancaires mondiaux, réunis lors de divers forums, pèsent les avantages potentiels — comme l’automatisation des processus et l’amélioration de l’analyse de données — face aux risques pour l’emploi et à la nécessité de reconversion professionnelle.
Un impact géographique large
Les 31 pays considérés comme « économies avancées » incluent la plupart des membres de l’OCDE, ainsi que d’autres États à revenu élevé. La répartition de l’impact varie selon les secteurs : les services financiers, l’assurance, les technologies de l’information et les services aux entreprises pourraient être parmi les plus exposés.
Des questions sur l’avenir du travail
L’étude de Bloomberg Intelligence ne prédit pas nécessairement des suppressions d’emplois massives, mais pointe une transformation profonde des tâches. Les travailleurs concernés pourraient voir leurs rôles évoluer, nécessitant une adaptation des compétences. Les auteurs de l’étude appellent à une réflexion sur les politiques de formation et de transition professionnelle.
Un enjeu pour les décideurs
Ce chiffre de 120 millions de travailleurs potentiellement impactés interpelle les gouvernements et les institutions internationales. L’étude pourrait nourrir les débats sur la régulation de l’IA, la protection sociale et l’investissement dans l’éducation. Les économies avancées sont invitées à anticiper ces mutations pour éviter des tensions sur le marché du travail.
Vers une adoption accélérée
L’IA progresse rapidement dans les secteurs à forte valeur ajoutée. Les banques, en particulier, explorent déjà des applications comme les chatbots, la détection de fraudes et l’analyse de crédit. Bloomberg Intelligence estime que cette tendance devrait s’accélérer dans les années à venir, avec des conséquences mesurables sur l’emploi.