Le tribunal fédéral de Los Angeles doit prononcer ce mercredi la peine de Kenneth Iwamasa, l'assistant personnel de Matthew Perry. Âgé de 61 ans, il a plaidé coupable du chef de distribution de kétamine ayant entraîné la mort ou des blessures corporelles graves. Les procureurs requièrent une peine de trois ans et cinq mois d'emprisonnement.
Selon les actes de la procédure, Kenneth Iwamasa a injecté à plusieurs reprises de la kétamine à Matthew Perry sans posséder la moindre formation médicale. Il a notamment administré une dose le 28 octobre 2023, jour où l'acteur a été retrouvé mort dans son jacuzzi, à son domicile de Los Angeles. Les enquêteurs ont établi que l'assistant avait injecté la substance à la demande de l'acteur, qui luttait contre une addiction.
Une affaire à plusieurs acteurs
La condamnation de Kenneth Iwamasa devrait clore la phase judiciaire de l'enquête pénale ouverte après la mort de Matthew Perry. Cinq personnes ont été mises en cause par les autorités pour leur rôle dans cette overdose. Les peines les plus lourdes ont déjà été prononcées à l'encontre de Jasveen Sangha, surnommée la "reine de la kétamine", qui avait fourni la dose fatale, et d'Erik Fleming, un conseiller en addiction qui a servi d'intermédiaire dans la transaction.
Des circonstances aggravantes
L'accusation a souligné que Kenneth Iwamasa n'avait aucune compétence médicale et qu'il a agi en toute connaissance des risques. Son plaidoyer de culpabilité a été enregistré après plusieurs mois de négociations avec le parquet. La défense devrait plaider des circonstances atténuantes liées à la relation de dépendance et de soumission qu'entretenait l'assistant avec son employeur.
La mort de Matthew Perry, survenue à l'âge de 54 ans, a bouleversé des millions de fans à travers le monde. L'acteur, rendu célèbre par son rôle de Chandler Bing dans la série "Friends", luttait depuis des années contre une addiction aux opiacés et aux substances psychoactives.
Un dossier sensible
Ce procès intervient dans un contexte où la kétamine, un anesthésiant utilisé notamment en psychiatrie pour traiter les dépressions sévères, fait l'objet d'une attention croissante des autorités sanitaires américaines. Son usage détourné à des fins récréatives a provoqué plusieurs décès ces dernières années.