Mercredi 27 mai, environ une centaine de personnes se sont réunies devant les locaux du studio de développement de jeux vidéo Kylotonn, dans l’Est parisien. À l’appel du Syndicat des travailleureuses du jeu vidéo (STJV), salariés et soutiens ont exprimé leur opposition au plan de licenciement annoncé par la direction. Selon les informations communiquées lors du rassemblement, ce plan menace plus des deux tiers des effectifs du studio.
Un plan social d’ampleur
Les discussions entre manifestants portaient moins sur les prochains projets de jeux que sur l’avenir immédiat de leurs collègues. Le studio Kylotonn, connu pour ses licences de jeux de course, justifierait ces suppressions de postes par des difficultés économiques et une réorganisation interne. Le STJV dénonce un plan social brutal et appelle à la solidarité entre travailleurs du secteur.
Un secteur sous tension
Ce mouvement chez Kylotonn n’est pas un cas isolé. Derrière les grandes licences et la vitrine de l’e-sport, les destructions d’emplois s’enchaînent dans l’industrie française du jeu vidéo. Depuis plusieurs mois, plusieurs studios ont annoncé des plans de départs volontaires ou des licenciements secs, invoquant la fin de cycles de développement, des difficultés de financement ou des choix stratégiques des groupes.
Des inquiétudes pour l’emploi
Les travailleurs du jeu vidéo craignent que ces vagues de licenciements ne traduisent une fragilisation structurelle du secteur en France. Alors que le pays se positionne comme un acteur important de la création de jeux, les salariés estiment que les promesses de croissance et d’innovation peinent à se concrétiser en emplois stables et de qualité.
La réponse syndicale
Le STJV, qui a appelé à ce rassemblement, entend maintenir la pression sur la direction de Kylotonn et alerter l’opinion publique. Le syndicat réclame des garanties sur le maintien des postes et l’ouverture de négociations sérieuses sur les conditions de départ. Il dénonce par ailleurs un manque de transparence dans la gestion des ressources humaines.
Un avenir incertain
Pour l’heure, aucun accord n’a été trouvé entre la direction et les représentants du personnel. Les salariés redoutent que ce plan ne soit que le premier d’une série de restructurations dans le secteur. Le mouvement du 27 mai pourrait être suivi d’autres actions si les revendications ne sont pas entendues.