Le tribunal correctionnel de Paris a examiné ce mardi 26 mai le cas d'un ancien animateur périscolaire, âgé d'une trentaine d'années, suspecté d'avoir agressé sexuellement plusieurs enfants dont il avait la charge. L'homme comparaissait devant la 15e chambre correctionnelle pour des faits d'« agressions sexuelles sur mineur de 15 ans », de « harcèlement sexuel » à l'encontre de deux collègues et d'« agression sexuelle » sur une autre collègue.
Lors de l'audience, le ministère public a requis une peine de trois ans d'emprisonnement, dont un an ferme avec aménagement sous bracelet électronique. Le délibéré a été fixé au 7 juillet prochain.
Les faits reprochés se sont déroulés au sein de l'école maternelle Alphonse-Baudin, située dans le 11e arrondissement de Paris. L'affaire a débuté en avril 2025, lorsque le directeur de l'établissement a transmis une information préoccupante au parquet, après que des parents ont signalé un changement d'attitude inquiétant chez leurs deux fillettes. Les enfants s'étaient isolées à la suite du comportement d'un animateur, selon les parents. Dans les jours qui ont suivi, d'autres plaintes ont été déposées.
Saisie par le parquet, la Brigade de protection des mineurs de la préfecture de police de Paris a mené les investigations. L'ancien animateur a été placé en garde à vue en juin 2025, puis mis en examen. Un premier procès avait été programmé le 25 novembre 2025, mais il a été renvoyé après le désistement de son avocat, le prévenu s'étant retrouvé sans conseil le jour de l'audience.
À la suite du signalement, l'Éducation nationale avait suspendu l'animateur de ses fonctions le 9 avril 2025. En marge de l'audience de ce mardi, un rassemblement du collectif #MeTooEcole était annoncé devant le tribunal.