Le procureur général sortant du Texas, Ken Paxton, figure ultraconservatrice et allié de l'ancien président Donald Trump, a remporté la primaire républicaine pour le poste de procureur général de l'État. Les résultats partiels de ce scrutin, qui s'est déroulé le 24 mai, montrent que Ken Paxton a obtenu une avance significative sur ses adversaires, dont le plus sérieux, le commissaire de la cour d'appel du Texas, George P. Bush (neveu de l'ancien président George W. Bush).
Une victoire confortable Avec plus de 68 % des voix, Ken Paxton devance largement George P. Bush, qui ne recueille qu'environ 29 % des suffrages. Les deux autres candidats, le procureur du comté de McLennan, Barry Johnson, et l'avocat Mark Ashford, totalisent respectivement moins de 2 % et 1 % des voix. Cette victoire, qui intervient après une campagne marquée par les attaques entre les deux principaux candidats, conforte la position de Ken Paxton au sein du Parti républicain texan.
Un soutien de poids Le soutien de Donald Trump, qui a investi Ken Paxton dès le début de la campagne, a été un facteur clé de cette victoire. L'ancien président a qualifié Ken Paxton de "guerrier pour la vérité" et a salué ses actions en justice contre l'administration Biden, notamment sur les questions d'immigration et de sécurité des élections. En retour, Ken Paxton a fait campagne sur son bilan en tant que procureur général, se présentant comme un rempart contre les "démocrates radicaux" et la "gauche woke".
Une procédure de destitution évoquée Cette victoire intervient alors que Ken Paxton fait l'objet d'une enquête du comité d'éthique de l'Assemblée du Texas, qui pourrait déboucher sur une procédure de destitution. En mars 2021, huit de ses employés ont porté plainte contre lui, l'accusant d'abus de pouvoir, de corruption et de violation des lois sur la transparence. Le procureur général a toujours nié ces allégations, les qualifiant de "chasse aux sorcières" politique. Le comité d'éthique a annoncé qu'il poursuivrait son enquête malgré la victoire de Ken Paxton à la primaire.
Des enjeux nationaux La primaire texane est perçue comme un test de la force de Donald Trump au sein du Parti républicain, alors que l'ancien président envisage de se présenter à nouveau à la Maison-Blanche en 2024. La victoire de Ken Paxton, qui a été l'un des premiers élus républicains à soutenir la contestation des résultats de l'élection présidentielle de 2020, confirme l'emprise de Donald Trump sur l'aile droite du parti. Elle intervient également alors que le Texas est devenu le théâtre de nombreuses batailles juridiques sur des questions controversées, comme l'avortement, le port d'armes et l'immigration.
Perspectives Ken Paxton sera désormais le candidat républicain lors de l'élection générale de novembre, où il affrontera le candidat démocrate, l'avocat Jim Hogan. Le procureur général sortant est favori dans cet État conservateur, mais il devra faire face à des critiques sur sa gestion de l'enquête sur les agressions sexuelles présumées impliquant le magnat du pétrole et du gaz, T. Boone Pickens, ainsi que sur son rôle dans une tentative de renversement du résultat de l'élection présidentielle de 2020.
Conclusion La victoire de Ken Paxton à la primaire républicaine du Texas confirme la popularité de l'ultraconservateur et l'influence de Donald Trump au sein du parti. Elle ouvre la voie à une campagne électorale de novembre qui s'annonce âprement disputée, avec des enjeux qui dépassent largement les frontières du Texas.